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Véritables éponges naturelles, les zones humides participent à stocker l’eau en période humide et sa restitution en période sèche, tout en filtrant les polluants et en soutenant une biodiversité remarquable.
Du point de vue qualitatif et quantitatif (rôle de régulation hydrologique, les zones humides sont donc des écosystèmes précieux pour une gestion durable de la ressource en Eau sur les territoires.
De nombreux territoires les intègrent désormais comme piliers de leur stratégie de résilience.
Les zones humides, actrices clés des PTGE
Les zones humides ne sont plus à la marge des politiques de gestion de l’eau : elles en deviennent des piliers. Leur intégration dans les PTGE, à toutes les étapes de la démarche, incarne la transition vers une gestion résiliente, sobre et fondée sur les écosystèmes. C’est en redonnant leur place à ces milieux que les territoires renforceront leur capacité d’adaptation face aux crises hydriques à venir.
Les zones humides ne sont plus à la marge des politiques de gestion de l’eau : elles en deviennent des piliers. Leur intégration dans les PTGE, à toutes les étapes de la démarche, incarne la transition vers une gestion résiliente, sobre et fondée sur les écosystèmes. C’est en redonnant leur place à ces milieux que les territoires renforceront leur capacité d’adaptation face aux crises hydriques à venir.
Dans un contexte de tensions croissantes sur la ressource en eau et d’adaptation urgente au changement climatique, les zones humides apparaissent comme des alliées majeures dans les Projets de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE). Leur prise en compte ne se limite pas à leur simple préservation : elles participent activement à l’atteinte des objectifs quantitatifs et qualitatifs des PTGE, et interviennent aux différentes phases de l’élaboration et de la mise en œuvre du PTGE : depuis le diagnostic territorial initial, l’identification des pressions, des solutions et des sources de financement jusqu’à la mise en place de la gouvernance territoriale.

1. Un rôle stratégique identifié dès le diagnostic territorial
Le diagnostic constitue l’une des premières étapes d’un PTGE. Il s’appuie sur une analyse fine des milieux aquatiques et de leur fonctionnement. Les zones humides y sont systématiquement cartographiées et évaluées pour leur rôle hydrologique (stockage temporaire de l’eau, soutien d’étiage), écologique (habitat pour la faune et la flore) et épuratoire (filtration des nitrates, phosphates, pesticides).
- Par exemple, dans le PTGE Vie et Jaunay en Vendée, les zones humides ont été identifiées comme un élément structurant du fonctionnement des petits cours d’eau, souvent sujets à des assecs estivaux. Leur capacité à maintenir un débit minimum biologique (DMB) a été intégrée au diagnostic HMUC (Hydrologie – Milieux – Usages – Climat) pour estimer les volumes prélevables compatibles avec le bon état des milieux.
2. Des solutions fondées sur la nature dans les scénarios d’actions
Dans l’étape d’élaboration des scénarios, les zones humides sont souvent mobilisées comme des « solutions fondées sur la nature » (SFN). Contrairement aux solutions strictement techniques (réservoirs, retenues), elles proposent des bénéfices croisés : atténuation des crues, régulation des débits, préservation de la biodiversité, amélioration de la qualité de l’eau, sans coût énergétique de fonctionnement.
- Le PTGE du bassin du Tescou, marqué par le conflit de Sivens, a opté pour une approche territoriale basée sur la restauration des fonctionnalités naturelles, y compris les zones humides, afin de sortir d’une logique uniquement fondée sur le stockage d’eau en barrage.
3. Un levier de financement mobilisable
Les actions liées aux zones humides peuvent bénéficier de financements spécifiques dans le cadre des PTGE. Les Agences de l’eau, notamment dans les bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne, soutiennent les projets de restauration ou d’acquisition foncière pour préserver ces espaces. Le FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural) et les dispositifs de paiements pour services environnementaux (PSE) sont également mobilisables pour inciter les agriculteurs à maintenir ou restaurer ces zones.
- Par exemple, dans le PTGE Aume-Couture, porté par l’EPTB Charente, un programme de contractualisation a été mis en place pour soutenir les pratiques agricoles compatibles avec le maintien des zones humides fonctionnelles sur le bassin.
4. Un indicateur de réussite du PTGE
Au stade du suivi et de l’évaluation, la superficie restaurée ou préservée de zones humides constitue un indicateur de l’efficacité du programme d’actions. Elle reflète non seulement les gains écologiques, mais aussi la capacité du territoire à co-construire des solutions acceptables pour les différents usagers de l’eau.
- Des bilans réguliers, comme dans le PTGE Garonne Amont, permettent de suivre l’évolution des zones humides et d’ajuster les politiques foncières ou d’entretien pour garantir leur fonctionnalité. Ces données sont essentielles pour répondre aux exigences de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) et du SDAGE (Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux).
5. Une composante transversale de la gouvernance territoriale
Enfin, la gouvernance du PTGE doit intégrer des acteurs directement concernés par la gestion des zones humides : gestionnaires de bassins (EPTB, EPAGE, …) conservatoires, associations naturalistes, syndicats de rivières, agriculteurs, et services de l’État en charge de la biodiversité. Cette approche intégrée favorise une vision partagée du rôle de ces milieux, longtemps perçus comme des contraintes mais aujourd’hui reconnus comme des atouts.
- Le panel citoyen mis en place dans le PTGE Garonne Amont, par exemple, a identifié la préservation des zones humides comme un enjeu stratégique prioritaire. Cette reconnaissance par la société civile témoigne d’un changement de regard salutaire sur ces écosystèmes fragiles mais essentiels.
Restauration des zones humides, levier pour réduire les risques de sécheresse ?
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