Une vallée alluviale est donc un écosystème complexe, comprenant le cours d’eau lui-même mais aussi la multitude de milieux connexes qui lui sont liés : bancs de galets ou de sable, prairies inondables, forêts humides ou zones surélevées (terrasses alluviales). Une rivière libre et en « bonne santé » peut déborder, divaguer et méandrer à sa guise, sans être contrariée par les activités humaines.
Les zones humides alluviales sont des milieux où les sols sont inondés ou gorgés d’eau, de
façon permanente ou temporaire. La végétation, si elle existe, y est majoritairement composée de
plantes hygrophiles, typiques des terrains humides. Elles comprennent les habitats du lit mineur (îlots,
grèves, berges…) et les milieux humides annexes du lit majeur (prairies inondables, marais tourbeux,
bras-morts, ripisylves, forêts alluviales…).
Les zones humides alluviales sont des réservoirs de biodiversité et constituent souvent des habitats de reproduction ou des aires de repos pour de nombreuses espèces animales protégées.
Un rôle hydrologique important
Leur capacité stockage, à plus ou moins long terme, prévient des risques d’inondation en diminuant l’intensité des crues et soutient le débit à l’étiage.
La plupart d’entres elles participent à la recharge de la nappe phréatique et à l’épuration des eaux. Les zones humides ont une forte valeur paysagère. Par ces nombreuses fonctions, elles participent à la gestion quantitative et qualitative de la ressource en eau.
De la source à l’embouchure, la vallée alluviale d’un cours d’eau présente une multitude de visages originaux, créateurs de milieux humides divers.

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