charente 2050

Charente 2050 : une démarche prospective de bassin pour anticiper les tensions sur l’eau et construire une vision partagée 

Bassin / sous-bassin concerné

Le projet concerne l’ensemble du bassin versant de la Charente. Cette échelle globale permet d’appréhender de façon cohérente les interactions entre amont et aval, entre usages et milieux, et d’intégrer les différents sous-bassins dans une réflexion commune sur l’avenir de la ressource en eau.

Structures porteuses

La démarche Charente 2050 est portée par l’EPTB Charente.

Infos clés

Le projet s’inscrit dans un horizon prospectif à long terme, avec un cap fixé à 2050, permettant d’explorer les évolutions possibles des ressources en eau et des usages dans un contexte de changement climatique.

La démarche s’appuie sur des travaux de diagnostic, de scénarisation et de concertation menés sur plusieurs années, associant un nombre important d’acteurs institutionnels et techniques du bassin.

Elle a abouti à la formalisation d’un plan d’adaptation stratégique, validé collectivement, destiné à éclairer et orienter les politiques publiques locales sans se substituer aux compétences opérationnelles des maîtres d’ouvrage.

Enjeux et contexte

Dans un contexte de changement climatique marqué par des épisodes de sécheresse plus fréquents, une variabilité accrue des débits et une pression croissante sur la ressource, le bassin de la Charente est confronté à des tensions croissantes entre les usages. Le projet Charente 2050 vise à répondre au besoin d’une vision partagée et anticipatrice, permettant de dépasser les approches sectorielles et de préparer collectivement le territoire aux évolutions à venir.

  • Lien avec la stratégie et la planification de bassin

Charente 2050 s’inscrit pleinement dans une logique de planification stratégique de bassin. La démarche a vocation à alimenter, à terme, les documents de planification et les programmes opérationnels portés par les différents acteurs. Les pistes d’adaptation identifiées n’ont pas vocation à être mises en œuvre directement par l’EPTB, mais à être intégrées dans les stratégies et actions des collectivités et des services compétents, notamment dans le domaine de l’eau potable, où plusieurs maîtres d’ouvrage ont engagé leurs propres études prospectives.

  • Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Le portage par l’EPTB Charente garantit une approche impartiale et transversale, à l’échelle pertinente du bassin versant. Cette position permet de dépasser les logiques institutionnelles ou sectorielles et de faciliter le dialogue entre des acteurs aux intérêts parfois divergents. Le syndicat de bassin joue un rôle clé pour structurer la réflexion collective, assurer la cohérence des messages et renforcer l’appropriation des enjeux climatiques à l’échelle du territoire.

Déroulé et gouvernance

Charente 2050 est une démarche qui vise à anticiper l’avenir du territoire, en croisant des études techniques, des scénarios possibles et de la concertation avec les acteurs locaux. Une première phase de diagnostic a permis de dresser un état des lieux partagé du bassin de la Charente, en croisant les connaissances existantes sur la ressource en eau, les usages, les milieux aquatiques et les dynamiques territoriales, avec les projections liées au changement climatique. Ce socle commun a servi de base à l’élaboration de scénarios prospectifs à l’horizon 2050, visant à explorer différentes trajectoires possibles d’évolution du territoire et de ses équilibres hydrologiques.

La gouvernance du projet repose sur une mobilisation large et progressive des acteurs du bassin. L’EPTB Charente a joué un rôle central d’animation et de coordination, en veillant à associer les collectivités territoriales, les gestionnaires de l’eau potable, les acteurs agricoles, les représentants des usages économiques, les associations, ainsi que les services de l’État et les partenaires institutionnels. Des instances de suivi et des temps d’échanges réguliers ont permis de partager les diagnostics, de débattre des scénarios et de confronter les points de vue, dans une logique de co-construction et d’appropriation collective des enjeux.

La méthode retenue privilégie une approche transversale et intégrée, visant à décloisonner les thématiques habituellement traitées séparément. En articulant gestion quantitative, préservation des milieux aquatiques, usages de l’eau et aménagement du territoire, la démarche a permis de faire émerger une compréhension commune des interdépendances à l’échelle du bassin. L’EPTB Charente a assuré la mise en cohérence des contributions, tout en garantissant une posture neutre et fédératrice, indispensable pour aborder des sujets sensibles tels que les tensions sur la ressource ou les arbitrages entre usages.

Enfin, la démarche a été pensée dès l’origine comme un cadre stratégique d’aide à la décision, et non comme un programme opérationnel. Les travaux menés et les pistes d’adaptation identifiées ont vocation à être reprises et traduites par les acteurs compétents dans leurs propres stratégies, plans et programmes. Cette méthode progressive et partenariale a permis de consolider une dynamique de dialogue à long terme sur le bassin, tout en laissant aux maîtres d’ouvrage la responsabilité de la mise en œuvre opérationnelle.

Résultats et impacts

Le principal résultat de la démarche Charente 2050 réside dans la construction d’une vision partagée et objectivée des enjeux futurs liés à l’eau à l’échelle du bassin. Le projet a permis de dépasser une approche centrée uniquement sur la gestion quantitative ou sur l’eau potable, en abordant de manière transversale un large ensemble de thématiques structurant l’avenir du territoire. La réflexion intègre ainsi les évolutions de la ressource en eau sous l’effet du changement climatique, la disponibilité des eaux superficielles et souterraines, les usages agricoles, industriels et domestiques, la préservation des milieux aquatiques et des zones humides, ainsi que les enjeux liés aux inondations, aux étiages et à la qualité des eaux. D’autres dimensions, telles que l’aménagement du territoire, les dynamiques socio-économiques, les pratiques agricoles ou encore les besoins énergétiques, sont également prises en compte afin de mieux comprendre les interactions entre eau, activités humaines et milieux naturels.

Sur le plan opérationnel, même si Charente 2050 n’a pas vocation à porter directement des actions, la démarche a déjà produit des effets concrets en structurant un cadre commun de réflexion pour l’ensemble de ces thématiques. Elle a notamment contribué à mobiliser les acteurs de l’eau potable, qui ont engagé leurs propres études prospectives afin d’anticiper l’impact du changement climatique sur leurs ressources, leurs capacités de production et la sécurisation de l’alimentation en eau. De la même manière, les pistes d’adaptation identifiées dans les champs de la gestion quantitative, de la préservation des milieux aquatiques ou de l’évolution des usages ont vocation à être reprises et déclinées dans les plans, programmes et stratégies portés par les collectivités, les syndicats et les autres acteurs compétents du territoire.

En termes de résilience territoriale, Charente 2050 renforce la capacité collective du bassin à anticiper les tensions futures sur l’ensemble des usages de l’eau. En partageant des diagnostics communs et des scénarios d’évolution portant à la fois sur la ressource, les usages, les milieux et les dynamiques territoriales, la démarche facilite la prise de décision, limite les risques de conflits d’usage et favorise une meilleure cohérence des politiques publiques. Elle constitue ainsi un socle stratégique pour guider l’adaptation progressive du bassin de la Charente face aux effets du changement climatique, en articulant les enjeux environnementaux, économiques et sociaux autour d’une vision commune à long terme.

Enseignements

L’expérience Charente 2050 montre l’intérêt d’une démarche prospective à l’échelle du bassin pour aborder des enjeux complexes et de long terme. Elle souligne l’importance d’un portage neutre et fédérateur, capable de créer un cadre de dialogue et d’anticipation partagé. Enfin, elle met en évidence que la prospective est un levier efficace pour amorcer des dynamiques opérationnelles chez les acteurs locaux, sans se substituer à leurs compétences propres.

Ce retour d’expérience a été relu et validé par l’établissement.

Pour en savoir plus

EPTB Lot

EPTB Lot : un garant d’une gestion partagée et concertée de l’eau face aux enjeux climatiques et territoriaux

Bassin / Sous-bassin concerné

Le projet s’inscrit sur l’ensemble du bassin versant de la rivière Lot.  

Structures porteuses

L’action est portée par l’Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB) Lot.

Infos clés / chiffres
  • À l’échelle du bassin, environ 380 000 habitants sont concernés.
  • Un territoire d’environ 11 500 – 12 000 km² englobant cinq départements (Lozère, Cantal, Aveyron, Lot et Lot-et-Garonne)
  • Des enjeux hydrologiques, économiques et environnementaux croissants liés au changement climatique.

Enjeux et contexte

Face à une multiplicité d’usages de l’eau (eau potable, agriculture, industrie, navigation, biodiversité, tourisme) et à l’intensification des phénomènes extrêmes liés au changement climatique, la gestion de la ressource devient un enjeu stratégique. L’EPTB vise à concilier ces usages à travers une concertation élargie et une planification partagée, afin d’assurer la sécurisation des usages tout en préservant les milieux aquatiques. L’étude prospective « Lot 2050 » s’inscrit dans ce contexte pour mieux anticiper les évolutions du climat et adapter les stratégies de gestion.

  • Lien Stratégie / planification / programmation de Bassin

Les orientations de l’EPTB s’intègrent dans le cadre du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne, ainsi que dans les démarches de plans et programmes d’action du comité de bassin. Les travaux de prospective tels que Lot 2050 s’inscrivent dans la planification à long terme requise pour répondre aux objectifs du SDAGE et aux besoins d’anticipation du changement climatique.

  • Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Le portage de ces démarches par un syndicat de bassin comme l’EPTB Lot permet de rassembler et d’articuler les vision locales et globales des enjeux liés à l’eau. Cette échelle territoriale dépasse les limites administratives des collectivités locales, favorise une concertation multi-acteurs et permet une cohérence dans les décisions, en liant les usages, la connaissance scientifique et la politique d’aménagement. Cette gouvernance intégrée est essentielle pour répondre à des défis transversaux comme l’adaptation au changement climatique ou la gestion équilibrée de la ressource.

Déroulé et gouvernance

Les projets et outils conduits par l’EPTB sont conçus sur la base d’un diagnostic partagé, s’appuyant sur des échanges réguliers entre les acteurs locaux. Par exemple, le plan de gestion des étiages a été élaboré avec l’ensemble des partenaires du bassin (État, collectivités, agences de l’eau, représentants des usages), en s’appuyant sur une concertation large pour intégrer attentes et contraintes locales. L’étude Lot 2050, quant à elle, vise à produire une analyse prospective des impacts du changement climatique avec une méthodologie s’appuyant sur des projections hydro-climatiques territorialisées, afin d’aider les acteurs locaux à comprendre les évolutions futures de la ressource et des besoins.

Les acteurs impliqués dépassent souvent l’EPTB : collectivités territoriales, collectivités de bassin (syndicats de rivière, SAGE), services de l’État, Agence de l’eau, associations locales et usagers sont régulièrement associés à ces démarches.

Résultats & impacts

Le principal résultat tangible de ces démarches est la mise en place d’un cadre partagé de gestion de la ressource hydrique. La convention de soutien des étiages, animée par l’EPTB depuis 1989, a ainsi permis de maintenir les usages sans qu’aucun arrêté de restriction ne soit nécessaire sur l’axe réalimenté, grâce à une concertation des acteurs et au soutien des barrages hydroélectriques.

Les démarches de concertation, comme les rencontres citoyennes ou les ateliers participatifs autour de l’eau, renforcent la compréhension collective des enjeux et permettent d’alimenter les documents stratégiques, tout en aidant à construire une vision commune pour l’avenir de l’eau sur le bassin.

L’étude Lot 2050, en cours de mise en œuvre, devrait produire des scénarios d’adaptation pour renforcer la résilience territoriale face au changement climatique en anticipant les évolutions des débits d’étiage, des besoins et des enjeux hydrologiques à l’horizon 2050.

Enseignements

L’expérience de l’EPTB Lot montre que la concertation élargie et continue est un levier essentiel pour concilier usages divers et objectifs environnementaux sur un territoire complexe. La combinaison d’actions opérationnelles (plans de gestion, soutien d’étiage) et de démarches prospectives (Lot 2050) permet d’ancrer une culture de gestion intégrée de l’eau. En outre, l’échelle bassin s’avère pertinente pour structurer la gouvernance autour d’une ressource partagée, fragile et stratégique, notamment dans un contexte de changement climatique.

Ce retour d’expérience a été relu et validé par l’établissement.

Pour en savoir plus

DRANSE MORZINE

Gestion intégrée de l’eau à l’échelle du bassin des Dranses

Bassin / sous-bassin concerné

Le retour d’expérience porte sur le bassin versant des Dranses et de l’Est lémanique, territoire de transition entre le massif alpin et le lac Léman. Ce bassin regroupe plusieurs sous-bassins structurants – Dranse de Morzine, Dranse d’Abondance, Dranse de Bellevaux et basse Dranse – aux dynamiques hydro-sédimentaires fortement interconnectées.
Les projets de restauration et de protection menés sur ces différents tronçons traduisent une volonté d’agir à l’échelle hydrologiquement pertinente du bassin versant, et non par interventions ponctuelles isolées.

Structures porteuses

Le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais (SIAC) est la structure porteuse du Contrat de rivières des Dranses et de l’Est lémanique et exerce la compétence GEMAPI pour le compte des intercommunalités membres.
Il fédère les collectivités du territoire (Thonon Agglomération, en délégation de compétence, et CCHC / CCPEVA en transfert de compétence), en lien étroit avec les services de l’État, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et le Département de la Haute-Savoie.

Infos clés
  • Le bassin des Dranses et de l’Est lémanique représente plusieurs centaines de kilomètres carrés et plus de deux cents kilomètres de cours d’eau.
  • Le Contrat de rivières, signé initialement en 2017 puis prolongé par avenant, mobilise un programme d’actions pluriannuel de plusieurs dizaines de millions d’euros.
  • Le programme d’action inclue restauration hydromorphologique, gestion des risques d’inondation, protection des berges, continuité écologique et lutte contre les espèces invasives.
  • Les opérations menées sur la basse Dranse, la Dranse d’Abondance et la Dranse de Morzine s’inscrivent toutes dans cette enveloppe stratégique et financière commune.

Enjeux et contexte

Le bassin des Dranses a été profondément modifié par l’urbanisation, les infrastructures, les endiguements successifs et l’artificialisation des berges. Ces évolutions ont entraîné un appauvrissement des milieux aquatiques, une altération du transport sédimentaire et une augmentation de la vulnérabilité aux crues, révélée notamment lors d’épisodes récents.
Le défi n’est pas uniquement local : des dysfonctionnements en amont peuvent engendrer des impacts majeurs à l’aval, en particulier sur la basse Dranse et le secteur lémanique.
Les projets visent ainsi à réconcilier sécurité des habitants, fonctionnement naturel des cours d’eau et adaptation au changement climatique, dans une logique de solidarité amont-aval.

  • Lien Stratégie / planification / programmation bassin

Le Contrat de rivières des Dranses et de l’Est lémanique constitue l’outil central de planification.
Il formalise une feuille de route partagée, issue d’un diagnostic de bassin, intégrant les orientations du SDAGE et les objectifs de bon état des masses d’eau.
Les travaux menés s’inscrivent dans cette programmation, validée par un comité de rivière, et prolongée par avenants pour permettre l’achèvement des opérations structurantes.
La compétence GEMAPI exercée par le SIAC s’appuie directement sur ce cadre contractuel pour prioriser, financer et coordonner les actions.

  • Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Le portage par le SIAC permet d’agir à l’échelle pertinente du bassin versant, là où les communes seules ne peuvent traiter ni les dynamiques hydrauliques ni les enjeux sédimentaires globaux.
La mutualisation des moyens financiers et techniques facilite la réalisation de projets lourds, sécurise les financements via des co-financements structurants et garantit une cohérence entre amont et aval.
Le syndicat joue également un rôle d’interface entre élus, services de l’État, financeurs et usagers, favorisant l’acceptabilité locale des projets et leur inscription dans la durée.

Déroulé et gouvernance

Les projets s’appuient sur une gouvernance structurée autour du comité de rivières, réunissant collectivités, services de l’État, partenaires institutionnels, usagers et associations.
Chaque opération découle d’un diagnostic technique et environnemental partagé, suivi d’une phase d’instruction réglementaire et de concertation locale.
Le SIAC assure la maîtrise d’ouvrage, le pilotage technique, la coordination des partenaires et le suivi post-travaux dans le cadre de la GEMAPI. Cette organisation garantit la continuité des actions au-delà des chantiers, notamment sur l’entretien, le suivi morphologique et la gestion adaptative.

Résultats et impacts

À l’échelle du bassin, les projets contribuent à restaurer plusieurs kilomètres de cours d’eau, à sécuriser des secteurs sensibles, et à redonner de l’espace aux rivières.
Les premiers effets observés ou attendus concernent une amélioration de la dynamique fluviale, une réduction de l’érosion localisée, une meilleure capacité d’expansion des crues et une reconquête progressive des habitats aquatiques.
Au-delà des résultats physiques, ces projets ont renforcé une culture commune de gestion intégrée de l’eau sur le territoire.

  • Contribution à la résilience face au changement climatique

En privilégiant la restauration des processus naturels plutôt que des protections rigides systématiques, la stratégie de bassin portée par le SIAC améliore la capacité du territoire à faire face aux crues plus intenses, aux étiages sévères et aux évolutions morphologiques liées au changement climatique.
La reconquête des espaces de fonctionnement, la gestion sédimentaire et la continuité écologique constituent des leviers durables d’adaptation.

Enseignements

Ce retour d’expérience montre que :

  • la compétence GEMAPI prend tout son sens lorsqu’elle est exercée à l’échelle du bassin versant ;
  • le Contrat de rivières est un outil structurant, à la fois stratégique, opérationnel et fédérateur ;
  • la gouvernance multi-acteurs et la planification à long terme sont essentielles pour mener des projets complexes et coûteux ;
  • la cohérence amont-aval constitue un facteur clé de réussite, tant pour la sécurité que pour les milieux.

Ce retour d’expérience a été relu et validé par l’établissement.

Pour en savoir plus

Pertes du Gardon à Cruviers Lascours

Gestion quantitative de la ressource en eau sur le bassin des Gardons – le rôle central de l’EPTB

Situation

Le projet concerne l’ensemble du bassin versant des Gardons, d’une superficie d’environ 2 000 km², sur 171 communes, depuis les Cévennes (Lozère/Gard) jusqu’à la plaine d’Aramon en aval.

Info et chiffres clés

  • Le bassin :  2 000 km², 171 communes, 203 000 habitants.
  • 6 stations hydrométriques installées par l’EPTB Gardons pour le suivi des étiages, 2 supplémentaires en projet
  • 23 stations piézométriques réparties sur 6 grands systèmes aquifères, pour le suivi des nappes

Partenaires et soutiens

L’initiative est portée par l’EPTB Gardons, syndicat de bassin, regroupant plusieurs intercommunalités (Alès Agglomération, Nîmes Métropole, et 6 communautés de communes).

La démarche s’inscrit dans le cadre d’un plan de gestion initié en 2007 et régulièrement réactualisés, élaboré avec la participation de la CLE des Gardons (Commission Locale de l’Eau).

Contexte, enjeux et objectifs

Le projet vise à résoudre un double problème : d’une part, le manque de connaissance fiable et fine de la ressource – notamment en période d’étiage ou dans les zones karstiques —, ce qui rendait la gestion incertaine. D’autre part, un déséquilibre entre disponibilité de la ressource et demandes croissantes (usages domestiques, agricoles, industriels, milieux aquatiques), particulièrement contraignant en contexte méditerranéen de sécheresse ou de basses eaux.

L’objectif global est d’optimiser la gestion quantitative de l’eau, de garantir les usages (eau potable, irrigation, activités économiques) tout en préservant les milieux aquatiques et la pérennité de la ressource, notamment face au changement climatique. Cela implique une gestion coordonnée, anticipée et adaptative.

–      Lien stratégie / planification / programmation bassin

Le projet s’inscrit dans le cadre du PGRE des Gardons, élaboré entre 2016 et 2018 par la CLE des Gardons assistée de l’EPTB puis validé par le Préfet en décembre 2018.
Le PGRE découpe le bassin en 15 sous-bassins, permet un bilan besoins/ressources pour chacun, et définit des débits-cibles ainsi qu’un volume « prélevable » pour garantir le bon fonctionnement des milieux et des usages.
La stratégie combine surveillance (stations hydrométriques / piézométriques), amélioration des connaissances (eaux souterraines, usages…), et accompagnement des utilisateurs (irrigation, AEP, ), et actions de gestion (optimisation des prélèvements, économies d’eau, suivi des usages).

–      Plus-value du portage par un syndicat de bassinLe fait que ce projet soit piloté par un syndicat de bassin – l’EPTB Gardons – garantit une approche locale, globale et intégrée en pleine concertation avec la Commission Locale de l’Eau dont l’EPTB est porteur : toutes les communes, intercommunalités et usagers du bassin sont réunis autour d’un même projet de gestion, ce qui permet de prendre des décisions collectives, concertées, adaptées au territoire.
Cette gouvernance favorise la cohérence des actions sur l’ensemble du bassin, la mutualisation des moyens (techniques, financiers), le partage des données, et une vision à long terme – conditions indispensables pour répondre aux défis liés au changement climatique.

Déroulé & Gouvernance

Le projet s’est construit d’abord par un diagnostic global (PGCR, puis PGRE) – recueil des données historiques, des usages, des prélèvements, des périodes de basses eaux, des caractéristiques géologiques et hydrogéologiques (karsts, nappes, etc.).
Puis une phase de concertation a été menée via la CLE des Gardons, réunissant collectivités, représentants des usages, associations, acteurs économiques, services de l’État… Ce travail collectif a conduit à un compromis entre les attentes du territoire et les besoins d’actions, et a permis l’adoption du PGRE.

La mise en œuvre technique a consisté à lancer de très nombreuses actions dont la création d’un réseau de suivi hydrologique – 6 stations hydrométriques pour l’étiage, piézomètres pour les nappes souterraines —,en partenariat avec le CNRS pour les eaux superficielles et le BRGM pour les eaux souterraines avec installation, suivi en temps réel, jaugeages, mesures piézométriques, etc.

Des plans locaux de gestion ont été définis sur des sous-bassins prioritaires (Gardon de Saint-Jean, la Salindrenque, Gardon de Mialet, Galeizon), déclinaison opérationnelle du PGCR avec accompagnement des gestionnaires de béals (canaux d’irrigation traditionnels) et plus généralement de préleveurs, accompagnement à la mise en conformité des prises d’eau, comptages, optimisation des prélèvements…

Résultats & impacts

Grâce au suivi et à la gestion mise en place par l’EPTB Gardons :

  • Il est désormais possible d’identifier plus précisément les périodes et secteurs de déficit quantitatif,
  • Le renforcement des données piézométriques et hydrométriques améliore la connaissance de la ressource en eau et plus particulièrement des interactions entre nappes souterraines et cours d’eau, des pertes en karst, des résurgences – base indispensable pour anticiper les tensions et adapter les prélèvements.
  • Ce travail contribue à la préservation des milieux aquatiques, en garantissant des débits-cibles qui permettent de maintenir les habitats aquatiques et la biodiversité, même en période d’étiage.
  • Indirectement, la gestion quantitative s’inscrit dans la réduction des conflits d’usage (irrigation, AEP, environnement)

En outre, ce cadre renforce la résilience du territoire face au changement climatique : en anticipant les faibles pluies, les sécheresses, les pertes liées aux karsts, le bassin dispose d’outils de suivi et de gestion pour améliorer l’adaptation des prélèvements et la régulation des usages, préserver la ressource, et limiter les impacts sur les milieux.

Enseignements

Le cas de l’EPTB Gardons montre qu’une gestion de l’eau intégrée, locale et concertée, fondée sur des données solides et un suivi rigoureux, est possible – même dans un contexte méditerranéen sujet à de fortes variations hydrologiques. C’est un modèle d’anticipation et de gouvernance collective, combinant exigences écologiques et usages humains.

Cela illustre aussi l’importance de la connaissance (suivi, observations, données), on ne peut difficilement gérer ce que l’on connait pas ou mal.. Le réseau hydrométrique et piézométrique constitue une base d’information indispensable pour des décisions éclairées, adaptatives, et partagées.

Pour en savoir plus

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Renforcer la connaissance et la gestion des aquifères du bassin des Gardons (2015-2025)

Situation

L’étude concerne l’ensemble du bassin versant des Gardons, qui s’étend des Cévennes lozériennes et gardoises jusqu’à la plaine d’Aramon, traversant les piémonts, la Gardonnenque, les gorges du Gardon, l’Uzège et le Bas Gardon.

Info et chiffres clés

  • Entre 2016 et 2025, l’EPTB Gardons a piloté 6 études sur les nappes souterraines majeures du bassin.
  • Le coût global de cette campagne d’investigations et d’études s’élève à près de 2 millions d’euros.
  • Ces études couvrent plusieurs systèmes aquifères : notamment les karst Hettangien (secteur Alès/La Grand Combe), le karst Urgonien du bassin de Saint Chaptes,  les calcaires du Ludien (priabonien), le système des molasses miocènes du bassin d’Uzès (regroupant les molasses du Burdigalien et le Cénomanien) et le karst urgonien de l’Uzège (Calcaires de la Fontaine d’Eure) et les alluvions du moyen Gardon et des Gardons d’Anduze et d’Alès.
  • L’objectif a inclus la mise en place d’un réseau de piézomètres pour un suivi à long terme et la réalisation d’une synthèse bibliographique mondiale sur les Barrières Physiques Souterraines (BPS).

Partenaires et soutiens

Le partenaire scientifique et technique principal est le BRGM, qui intervient en tant qu’assistant technique ou porteur des études sur les aquifères.

Le financement a été assuré par l’EPTB Gardons, avec un cofinancement de l’Agence de l’Eau et de la Région Occitanie et une participation du BRGM.

Les études sont élaborées en pleine concertation avec la Commission Locale de l’Eau, les collectivités territoriales, l’État, l’Agence de l’Eau, et les gestionnaires d’alimentation en eau potable ou d’irrigation.

Enjeux

Le besoin est multiple : d’une part, faire face à un contexte méditerranéen marqué par une forte variabilité hydrologique (crues, sécheresses), d’autre part, pallier la fragilité des ressources en eau potable et d’irrigation, souvent dépendantes de sources superficielles ou de captages isolés, avec peu de redondance et de résilience.

De plus, la pression sur la ressource souterraine est accentuée par les usages domestiques, agricoles et industriels, tandis que certaines zones présentent des problématiques de qualité (rejets polluants, nitrates, pesticides).

Le projet vise donc à mieux connaître les potentialités des aquifères – jusque-là peu ou mal caractérisés – afin de diversifier les sources, sécuriser l’approvisionnement, anticiper les étiages et prévenir les conflits d’usage, tout en assurant une gestion durable et équitable de la ressource.

–          Lien stratégie / planification / programmation

L’étude s’inscrit dans le cadre plus large de la politique locale de l’eau portée par l’EPTB : le SAGE des Gardons – adopté/révisé en 2015 – et le PGRE des Gardons (plan de gestion de la ressource en eau) validé en 2018.

Le SAGE prévoyait explicitement dans ses dispositions (notamment action A2-1) la réalisation d’études hydrogéologiques sur les karsts (Urgonien et Hettangien) et nappes principales, avec un calendrier prioritaire et des objectifs clairs (bilan hydrique, relation nappe-rivière, volumes prélevables, potentiel d’usage).

Ainsi, l’initiative d’études lancée en 2015 s’inscrit comme une concrétisation des orientations du SAGE et du PGRE, et témoigne de la capacité de l’EPTB Gardons à mobiliser sa compétence « gestion de la ressource en eau » pour anticiper les besoins futurs.

–          Plus-value du portage par un EPTB

Le fait que l’EPTB Gardons soit porteur constitue un atout majeur. D’abord parce qu’il garantit une vision globale et cohérente du territoire au-delà des limites communales ou intercommunales. L’EPTB coordonne les politiques d’eau (qualité, quantité, milieux aquatiques, risque inondation), ce qui permet d’articuler les enjeux d’aquifères avec ceux de la ressource superficielle, des usages, des milieux naturels et de la gestion des crues.

Ensuite, la structure offre un cadre de concertation et de gouvernance, via notamment la Commission Locale de l’Eau des Gardons (CLE), réunissant élus, usagers, associations, services de l’État – ce qui facilite l’acceptabilité sociale, la coordination des acteurs, et la mise en œuvre de décisions collectives. Enfin, en tant que maître d’ouvrage, l’EPTB peut piloter les études, mobiliser des financements, assurer la continuité et le suivi, et garantir la pérennité des actions

Déroulé & Gouvernance

Le projet a été conçu à partir du diagnostic posé par le PGCR (Plan de Gestion Concerté de la Ressource en Eau, 2007-2011) et intégré dans le SAGE (priorisation des karsts et nappes, besoins en eau, vulnérabilité au changement climatique). Le SAGE fixait les orientations et l’EPTB, via la CLE, a validé le lancement des études en 2015-2016.

Le BRGM, partenaire technique et scientifique, a été missionné pour conduire les investigations : assistance technique pour l’élaboration des cahiers des charges et le suivi des études confiées à des prestataires et la réalisation d’étude directement avec campagnes de terrain (jaugeages, piézométrie, traçages, géochimie), cartographies hydrogéologiques, modélisations éventuelles, évaluation du potentiel, proposition de programme d’action pour l’exploitation durable.

Résultats & impacts

Grâce à ces études, la connaissance hydrogéologique du bassin est largement améliorée – les entités aquifères principales sont désormais décrites, cartographiées, leurs limites, leur structure, leurs liens avec les cours d’eau mieux compris.

La mise en place d’un réseau de piézomètres assure un suivi pérenne : cela permettra de surveiller l’évolution des nappes, d’anticiper les périodes critiques (étiages, stress hydrique), de piloter les prélèvements et d’adapter les usages. À terme, cela permettra de sécuriser l’alimentation en eau potable et l’irrigation, en s’appuyant sur une ressource souterraine bien caractérisée – une diversification bienvenue dans un contexte méditerranéen saisonnier. Cela renforce la résilience du territoire face aux sécheresses croissantes attendues.

Les études servent de base à la délimitation des zones de sauvegarde pour l’alimentation en eau potable (réalisées pour certains aquifères et en cours pour d’autres).

Indirectement, cette meilleure connaissance de la ressource souterraine peut contribuer à la protection des milieux aquatiques, à la gestion plus fine des prélèvements, et à la préservation des zones humides en évitant des pompages excessifs ou mal localisés.

–          Contribution à la résilience face au changement climatique

En consolidant les connaissances sur les aquifères, en définissant un réseau de suivi, et en intégrant ces données dans la planification (PGRE, SAGE), l’étude contribue à anticiper les stress hydriques et à sécuriser l’eau en période de sécheresse. Elle offre une base robuste pour adapter les usages, diversifier les sources (surface + souterraine), et favoriser une gestion durable.

Elle permet aussi de mieux équilibrer les prélèvements selon les ressources disponibles, d’éviter la surexploitation, et de préserver les milieux aquatiques – un enjeu accru avec la baisse probable des ressources liées au changement climatique.

Enseignements

Ce projet illustre l’importance d’une gestion collective et planifiée de la ressource en eau à l’échelle d’un bassin, notamment lorsqu’on connaît la variabilité climatique et hydrologique d’un territoire méditerranéen. L’EPTB Gardons montre qu’un syndicat de bassin, doté d’une gouvernance partagée et d’un partenariat scientifique (10 ans de collaboration étroite avec le BRGM « fêtés » en 2025), peut conduire des études techniques ambitieuses pour le bien commun.

Pour en savoir plus

SDEA

Construire une gouvernance amont–aval à l’échelle du bassin versant via les Conseils Territoriaux de Bassin Versant (CTBV)

Information clé

Les statuts du SDEA prévoient la constitution de Conseils Territoriaux de Bassin Versant pour chaque territoire relevant du grand cycle de l’eau.

Enjeux et contexte

La démarche vise à concilier les besoins des différents usages de l’eau, à réduire la fragmentation des décisions et à renforcer la cohérence des politiques publiques à l’échelle hydrographique, comme recommandé dans les orientations fondamentales des SDAGE. La gouvernance classique administrative ne correspond pas à la réalité des cycles de l’eau ; il est donc indispensable d’organiser l’action publique autour d’instances représentatives à l’échelle des bassins versants.

–          Lien Stratégie / planification / programmation de Bassin

La gouvernance s’inscrit dans le cadre de la politique de l’eau nationale, notamment des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), qui préconisent de “renforcer la gestion de l’eau par bassin versant”. Cette démarche favorise la coordination entre la planification stratégique (SDAGE, SAGE) et la mise en œuvre locale.

–          Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Porter la gouvernance à l’échelle des bassins versants via le SDEA permet d’aller au-delà des frontières administratives traditionnelles et de réunir acteurs publics, usagers et services de l’État autour d’objectifs communs. Les Conseils Territoriaux de Bassin Versant – composés de représentants désignés par les commissions locales du SDEA et les EPCI – assurent une représentation équilibrée des intérêts et une coordination renforcée des actions de gestion durable de l’eau.

Déroulé et Gouvernance

Le cadre statutaire du SDEA organise formellement la gouvernance des bassins versants via des Conseils Territoriaux de Bassin Versant institués selon les dispositions des statuts modifiés au 1ᵉʳ janvier 2026. Chaque conseil territorial regroupe des acteurs locaux désignés par les commissions locales et les EPCI, garantissant ainsi concertation et participation multi-acteur : 3 conseils territoriaux sont ainsi institués ; Sarre, Affluents direct du Rhin et Ill. Cette structuration s’inscrit dans une démarche ascendante, portée par des instances délibératives qui produisent des orientations pour l’action collective.

Résultats et impacts

Bien que la mise en œuvre de ces conseils soit progressive, cette gouvernance permet déjà une meilleure coordination des politiques territoriales de l’eau, et favorise l’intégration des objectifs de qualité et de quantité des ressources, ainsi que la gestion des milieux aquatiques et des risques d’inondation. À terme, cette approche doit contribuer à renforcer la résilience territoriale face aux changements climatiques en alignant les stratégies locales avec les engagements nationaux et européens.

Enseignements

Cette expérience met en évidence l’importance de structurer la gouvernance locale autour de l’hydrographie naturelle plutôt que des seules limites administratives. Les Conseils Territoriaux de Bassin Versant offrent un cadre pérenne de concertation, indispensable pour concilier diversité des usages, objectifs de protection des milieux aquatiques et planification stratégique de l’eau. C’est sur la base de cette structuration de la gouvernance qui a permis au SDEA de pouvoir prétendre à l’accession à la reconnaissance en tant qu’EPTB sur 2 des territoires, Sarre et Affluents du Rhin, ceci sans création d’une nouvelle structure.

Sources
SDEA

Faire converger SAGE et PAPI pour une gestion intégrée du bassin versant

Informations clés

Sur ce bassin, la maîtrise d’ouvrage GEMAPI est partagée entre plusieurs structures, tandis que le SDEA exerce la compétence Grand Cycle de l’Eau sur plus de 50 % du territoire concerné. Le SDEA a été désigné structure porteuse du SAGE Moder en 2016, après une démarche initiée dès 2006 par le Département du Bas-Rhin. Il intervient également dans le cadre du PAPI de la Moder, dont la mise en œuvre s’est construite en articulation étroite avec le SAGE.

Enjeux et contexte

Le bassin de la Moder est confronté à des problématiques hydrologiques étroitement liées : risques d’inondation, fonctionnement dégradé des milieux aquatiques et tensions sur la ressource en eau. Les élus locaux ont exprimé la volonté de conserver une cohérence globale des décisions, d’éviter la multiplication des instances et de garantir une vision partagée des enjeux de l’eau. L’objectif est de répondre de manière coordonnée aux risques actuels et futurs, dans un contexte de changement climatique accentuant les phénomènes extrêmes.

–          Lien Stratégie / planification / programmation de bassin

La démarche s’inscrit dans les outils structurants de la politique de l’eau, à travers le SAGE Moder, cadre de planification de long terme, et le PAPI, orienté vers la prévention des inondations. Leur convergence permet d’articuler gestion des milieux aquatiques, prévention des risques et aménagement du territoire dans une logique de gestion intégrée à l’échelle du bassin versant, en cohérence avec les orientations des documents de bassin.

–          Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Le portage par le SDEA permet de dépasser les approches sectorielles en offrant une vision transversale du grand cycle de l’eau. En tant que syndicat mixte à la carte, le SDEA apporte une ingénierie technique et réglementaire mutualisée, ainsi qu’un rôle de coordination garantissant la cohérence entre les démarches. Son positionnement facilite le dialogue entre collectivités, services de l’État et acteurs locaux, tout en assurant une continuité dans la conduite des politiques de l’eau.

Déroulé et gouvernance

Lors des phases préparatoires du PAPI, les élus ont souhaité rationaliser l’organisation territoriale et renforcer la lisibilité de l’action publique. Le SDEA a alors mis en œuvre une mutualisation renforcée des démarches SAGE et PAPI, reposant sur un interlocuteur unique pour l’animation, disposant d’une vision globale et garant de la cohérence des actions. Les instances de gouvernance ont été rapprochées, favorisant une représentation élargie des acteurs du bassin versant et une concertation optimisée, notamment sur les thématiques liées aux inondations.

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Résultats et impacts

La convergence des démarches a permis une meilleure coordination des politiques publiques, une optimisation des temps de concertation et un partage accru des connaissances et des travaux entre SAGE et PAPI. Cette approche intégrée facilite la prise en compte des liens entre gestion quantitative de la ressource, fonctionnement des milieux aquatiques et prévention des inondations. Elle contribue ainsi à renforcer la résilience du territoire face aux aléas climatiques, en favorisant des décisions cohérentes et partagées à l’échelle du bassin versant.

Enseignements

L’expérience du bassin de la Moder montre que la mutualisation des démarches de planification et de programmation constitue un levier puissant pour améliorer l’efficacité de l’action publique. En s’appuyant sur un portage fort du syndicat de bassin, la convergence SAGE–PAPI permet de renforcer la gouvernance, de fluidifier la concertation et de construire des réponses plus adaptées aux enjeux complexes et interdépendants de l’eau dans un contexte de changement climatique.

Pour en savoir
Les nouveaux méandres de la Souffel à Stutheim-Offenheim - crédit photo SDEA

Co-construire la gestion durable d’un bassin versant : l’exemple partenarial de la Souffel porté par le SDEA

Informations clés

Les actions sont soutenues financièrement par l’Agence de l’eau et la Région Grand Est, notamment au travers d’un contrat multi-pression, puis d’un Contrat de Territoire Eau et Climat (CTEC).

Enjeux et contexte

Le projet répond à des pressions multiples et cumulées sur le bassin versant, liées principalement aux apports diffus d’azote et de produits phytosanitaires, à la morphologie dégradée du cours d’eau et à l’intensité des usages agricoles. L’enjeu principal est d’atteindre le bon état écologique et chimique de la Souffel, tout en conciliant les usages du territoire, la préservation des milieux aquatiques et la sécurisation de la ressource en eau potable ainsi que l’anticipation des effets du changement climatique.

–          Lien Stratégie / planification / programmation de bassin

La démarche s’inscrit pleinement dans les orientations du SDAGE, via le classement prioritaire du bassin, et se décline opérationnellement à travers des plans d’action opérationnel contractualisés (PAOT). Le CTEC constitue l’outil central de coordination, permettant d’identifier les moyens à mobiliser, de planifier les actions et d’assurer la cohérence entre les politiques publiques locales liées à l’eau et au climat.

–          Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Le portage par le SDEA permet une approche intégrée du grand cycle de l’eau, en articulant eau potable, assainissement, gestion des milieux aquatiques et ruissellement à l’échelle cohérente du bassin versant. En tant que syndicat à la carte, le SDEA garantit une neutralité institutionnelle, une ingénierie technique mutualisée et une continuité dans l’animation, favorisant la confiance entre partenaires et la mise en œuvre de projets ambitieux et durables.

Déroulé et gouvernance

La démarche a été construite sur une fédération progressive des acteurs locaux dès 2014, associant le SDEA, les EPCI, la Chambre d’Agriculture d’Alsace, l’Agence de l’eau, le Département, ainsi que d’autres partenaires institutionnels. Le SDEA assure l’animation de cette gouvernance multi partenariale, en s’appuyant sur des diagnostics partagés et une construction multithématique des plans d’action. Cette méthode favorise une vision transversale et concertée, traduite dans des programmes opérationnels portés par chaque acteur selon ses compétences.

Résultats et impacts

Les plans d’action ont permis d’engager des projets concrets visant notamment la réduction des produits phytosanitaires, la renaturation des cours d’eau, l’amélioration des schémas d’assainissement et le renforcement des connaissances sur les transferts de polluants. La dynamique collective contribue également à une meilleure résilience du territoire face au changement climatique, en intégrant la gestion des eaux pluviales, la lutte contre les inondations et les coulées d’eaux boueuses, ainsi que l’accompagnement de la transition agricole.

Enseignements

L’expérience de la Souffel montre que la réussite d’un plan d’action pour la gestion durable d’un bassin versant repose sur une animation pérenne, une gouvernance partagée et une approche intégrée des enjeux de l’eau. La co-construction, soutenue par un portage fort du syndicat de bassin, permet de dépasser les logiques sectorielles et de faire émerger des réponses cohérentes, ambitieuses et adaptées aux spécificités locales.

En savoir plus


EP Garonne

AG’EAU : intégrer l’eau au cœur de l’aménagement

Chiffre clé : + de 10 ans de données consolidées (inventaires, pressions, fonctionnalités) intégrées dans un outil interactif pour sécuriser et orienter les projets d’aménagement.

EPTB Saône et doubs

Cohérence et co-construction dans la gestion des zones humides à l’échelle du bassin

Chiffres clés
  • 20 ans : horizon stratégique du Plan de gestion stratégique des milieux humides de la Vallée de la Saône
  • 82 500 ha de vallée inondable analysée
  • 3 régions, 6 départements, ~33 EPCI concernés
  • Plus de 20 ans d’inventaires ZH existants mobilisés (depuis ~2005)
  • Durée de l’élaboration du plan : à partir de juin 2025, jusqu’à 2026 (1,5 an)
  • Financements : Agence de l’Eau + Plan Rhône-Saône

Enjeux

Le projet répond avant tout au besoin de renforcement de la lisibilité et de la cohérence dans les actions menées sur les milieux humides de la vallée. Jusqu’alors, les interventions étaient dispersées entre de nombreux acteurs (collectivités, associations, départements, CEN, fédérations…), sans priorisation claire à l’échelle du Val de Saône.
Le changement climatique accentue également les tensions sur les milieux (assèchement, déconnexion hydraulique, pression agricole, urbanisation). Le plan stratégique offre donc un outil commun pour :

  • identifier les zones humides les plus stratégiques,
  • définir des priorités d’action (ex. stratégie d’acquisition foncière des ZH ; protection des sols prairiaux ; restauration /préservation, stratégie/proposition de mesures compensatoires ; valorisation/sensibilisation).
  • coordonner les interventions,
  • donner une vision claire et prospective aux élus,
  • et garantir l’accès aux financements de l’Agence de l’Eau, désormais conditionnés à l’existence d’une stratégie milieux humides partagée

Lien avec les stratégies / planification / programmation du bassin

Le plan stratégique s’inscrit directement dans les objectifs du SDAGE RM&C, qui recommande l’élaboration de plans stratégiques des milieux humides. Il articule également ses travaux avec le Plan Rhône–Saône, les SAGE, le PAPI, les études « changement climatique » et « agriculture » du Val de Saône, le plan de gestion des espèces exotiques envahissantes, et les démarches de connaissance telles que Natura 2000 ou les inventaires ZH existants.

Plus-value du portage par un syndicat de bassin

Le portage par l’EPTB est déterminant pour plusieurs raisons. D’abord, il s’agit de la seule structure couvrant l’intégralité de la vallée, capable de comprendre les interactions amont–aval et de garantir la cohérence territoriale d’ensemble. 

Ensuite, l’EPTB dispose d’équipes techniques spécialisées (GEMAPI, hydrologie, restauration écologique, animation des Natura 2000, animation de bassin) qui en font un acteur légitime pour piloter un document aussi complexe

Enfin, l’EPTB apporte une neutralité institutionnelle, indispensable pour coordonner trois régions, six départements et une trentaine d’EPCI aux intérêts parfois divergents.

Déroulé et gouvernance

Le projet est né de l’impulsion conjointe de l’EPTB et de l’Agence de l’Eau RMC, qui encourage la mise en place de plans stratégiques afin d’assurer une meilleure coordination des actions liées aux milieux humides.
Un cahier des charges a d’abord été co-rédigé par l’EPTB Saône & Doubs et l’Agence de l’Eau, puis partagé en comité technique (COTECH) avec l’ensemble des partenaires avant validation. L’étude est ensuite conduite par un bureau d’études.


La méthode repose sur trois grands volets :

  1. Connaissance et diagnostic (état des lieux, fonctions, pressions, impacts du changement climatique).
  2. Construction de la stratégie (enjeux, hiérarchisation, plan d’action concerté).
  3. Communication (documents synthétiques, valorisation, diffusion sur le portail en ligne).

Difficultés rencontrées et manière dont elles ont été surmontées

La principale difficulté réside dans la coordination d’un nombre très important d’acteurs (plus de 100 personnes mobilisables). Pour y répondre, l’EPTB a structuré la gouvernance en plusieurs cercles : un COTECH restreint pour avancer techniquement, un COTECH élargi incluant les élus des EPCI, puis un COPIL pour la validation politique.

Une autre difficulté concerne l’hétérogénéité des connaissances existantes, issues d’inventaires menés à des dates variées, selon des méthodes et sur des territoires très différents. La réponse a été d’y consacrer une phase entière de l’étude : compilation, harmonisation et analyse critique des données pour constituer un socle partagé.

Le manque d’alignement initial entre acteurs sur les priorités a également été un enjeu. La concertation a donc été conçue comme un processus progressif : présentation d’un scénario “optimum” fondé sur les données scientifiques, puis ajustements successifs selon les réalités de terrain et les objectifs locaux.

Enfin, les enjeux politiques multiples, liés à un territoire réparti sur trois régions et six départements, ont nécessité une forte pédagogie et un portage neutre. L’EPTB a joué un rôle de médiateur, en rappelant la cohérence hydraulique de la vallée et l’importance de raisonner à l’échelle du bassin versant et de dépasser le périmètre administratif.

Résultats et impacts

Le projet a déjà permis de rassembler et d’harmoniser l’intégralité des connaissances disponibles sur les milieux humides du Val de Saône, et d’installer une dynamique de travail commune entre des acteurs qui intervenaient jusqu’alors de manière dispersée.
  À terme, le plan stratégique apportera :

  • une vision partagée de l’avenir des milieux humides,
  • un plan d’action priorisé,
  • une répartition claire des rôles entre acteurs,
  • une meilleure mobilisation des financements,
  • et une cohérence territoriale renforcée, indispensable pour faire face au changement climatique.

Le plan contribuera directement à la résilience du territoire, en ciblant les milieux humides les plus cruciaux pour la régulation des crues, le soutien d’étiage, la qualité de l’eau, la biodiversité ou encore le stockage du carbone.

Enseignements

L’élaboration de ce plan est le résultat d’une mobilisation large et inédite à l’échelle de la vallée. Il permet de passer d’une logique d’inventaires successifs sur un segment du bassin à une véritable stratégie opérationnelle sur l’ensemble du territoire.

Le message à retenir : un plan stratégique de bassin est indispensable pour permettre un co-contruction d’un programme d’actions et donner de la cohérence aux politiques publiques de l’eau et du climat.

Pour en savoir plus
Symbo

Plan de Gestion Stratégique des Zones Humides (PGSZH) du Bassin de l’Or

Situation

Le Bassin de l’Or, territoire lagunaire méditerranéen particulièrement riche en biodiversité, abrite des zones humides parmi les plus remarquables du sud de la France. Pourtant, elles subissent depuis des décennies des pressions intenses : urbanisation, fragmentation hydraulique, pollution, changements climatiques. Face à leur dégradation continue, il devenait nécessaire de structurer une action collective, cohérente et opérée à la bonne échelle : celle du bassin versant.

Contexte & Enjeux

Le PGSZH répond à une exigence claire : mieux protéger les zones humides en s’appuyant sur une gouvernance clairement identifiée, un cadre stratégique partagé et une vision homogène du territoire. Il vise d’abord à agir à l’échelle du bassin versant, seule échelle pertinente pour coordonner efficacement les actions des collectivités, des établissements publics, des acteurs agricoles, des gestionnaires et des services de l’État. Il permet également de répondre à l’orientation 6B du SDAGE Rhône Méditerranée, qui encourage la préservation, la restauration et la gestion cohérente des zones humides sur des territoires structurés.

Au cœur du dispositif, la définition de l’Espace Humide de Référence (EHR) constitue une première expérimentation innovante proposée par l’Agence de l’eau RMC : elle offre une base commune pour organiser la stratégie et hiérarchiser les enjeux. Le PGSZH ambitionne ainsi de freiner la dégradation des zones humides et d’engager une véritable reconquête écologique. Enfin, il fournit un outil stratégique précieux pour alimenter et orienter les documents de planification, qu’il s’agisse des PLU(i), des SCoT ou encore des plans de gestion locaux.

Déroulé & Gouvernance

L’élaboration du PGSZH a été conduite sous la coordination du SYMBO, dans une approche intégrée à l’échelle du bassin versant. La démarche s’est appuyée sur un processus structuré et progressif, débutant par la délimitation expérimentale de l’Espace Humide de Référence (EHR) par le bureau d’études ECOVIA, ajustée aux spécificités écologiques du territoire. Elle s’est poursuivie par un important travail de recensement et de consolidation des connaissances existantes — inventaires, études, données naturalistes — permettant d’asseoir la stratégie sur une base solide. Une hiérarchisation fine des enjeux a été menée selon les typologies de zones humides et les secteurs géographiques, avant de co-construire la stratégie finale avec l’ensemble des partenaires institutionnels, gestionnaires et acteurs locaux.

La gouvernance mise en place s’est révélée particulièrement structurante. La Commission « Rivières & Zones humides du Bassin de l’Or », animée par le SYMBO, constitue l’instance de suivi, de débat et d’évaluation du plan. Elle réunit régulièrement collectivités, services de l’État, acteurs économiques, associations naturalistes et représentants du monde agricole, garantissant une concertation continue et un ancrage territorial fort. L’animation bénéficie par ailleurs d’un cofinancement de l’Agence de l’Eau et de l’Europe via le FEDER, qui assure la pérennité de l’action sur une durée de six ans. Cette gouvernance partagée, stable et active, a été l’un des facteurs déterminants de la réussite du PGSZH.

Résultats & Impacts

Le PGSZH, finalisé en 2022, constitue désormais l’outil opérationnel majeur pour la planification et la priorisation des actions en faveur des zones humides du Bassin de l’Or.

Principaux résultats :

  • Un document stratégique commun reconnu par les acteurs du territoire.
  • Une priorisation claire des zones humides à préserver ou restaurer, assurant la bonne allocation des moyens financiers et humains.
  • Une base de référence pour les projets locaux, sans se substituer aux plans de gestion spécifiques.
  • Un appui direct à l’élaboration et à la révision des documents d’urbanisme, garantissant une meilleure prise en compte des zones humides dans l’aménagement du territoire.
  • Un pilotage territorial renforcé, grâce à la commission dédiée.

Impacts positifs :

  • Amélioration de la cohérence des actions à l’échelle bassin versant.
  • Harmonisation des pratiques entre collectivités et gestionnaires.

Passage progressif d’une logique de réaction à une logique d’anticipation et de reconquête.

Enseignements

La démarche a mis en lumière plusieurs éléments clés pour réussir une stratégie zones humides sur un vaste territoire :

  • Une vision commune est indispensable pour dépasser les approches par commune ou par site.
  • La définition de l’Espace Humide de Référence permet d’assurer l’homogénéité des priorités.
  • Une animation dédiée, financée et structurée, est nécessaire pour maintenir la dynamique.

L’implication progressive des acteurs locaux favorise une appropriation solide du plan.

Aller plus loin

Les prochaines étapes renforcent la dynamique engagée :

  • Contribuer à l’approche régionale via le pôle lagunes et les projets inter-bassins.
  • Déployer les actions opérationnelles de préservation et de restauration sur les zones prioritaires.
  • Continuer à enrichir la connaissance à travers de nouveaux inventaires, suivis et retours d’expérience.
  • Intégrer systématiquement le PGSZH dans les documents d’urbanisme pour renforcer la protection réglementaire.
  • Évaluer régulièrement la mise en œuvre via la commission Rivières & ZH.
Pour en savoir plus :

Les zones humides du SAGE - EP Garonne

La prise en compte des zones humides : l’exemple du SAGE Vallée de la Garonne

4 261 zones humides référencées sur le périmètre du SAGE, soit près de 9 800 ha.

Situation

L’EP Garonne couvre un périmètre étendu sur deux régions et sept départements avec un rôle historique d’animateur de bassin : 

  • Gestion quantitative avec le soutien d’étiage et le volet inondation 
  •  Gestion intégrée avec la mise en œuvre du SAGE Garonne et de l’Inter-SAGE 
  • Gestion des milieux aquatiques et biodiversité avec l’animation Natura 2000, le volet zones humides et le pilotage du groupe migrateurs Garonne, 
  • expertise sur les habitats communautaires, dont de nombreuses zones humides. 

Enjeux

Les zones humides constituent un enjeu majeur pour la vallée de la Garonne, à la fois pour la biodiversité, la ressource en eau, la prévention des inondations et l’adaptation au changement climatique. Elles subissent toutefois une forte pression foncière et une dégradation progressive. 

La Commission Locale de l’Eau du SAGE Vallée de la Garonne, porté par l’EP Garonne (ex-SMEAG), a fait du volet ZH un axe prioritaire dès 2013, avant même son approbation. Cette thématique, par nature transversale, irrigue le PAGD et se traduit par un important volet réglementaire (règle zones humides) et un accompagnement des acteurs du territoire pour une prise en compte cohérente des ZH dans la planification.

Déroulé et Gouvernance / méthode 

La construction du volet ZH du SAGE

> Un travail engagé dès 2013, renforcé dès 2019

Avant l’approbation du SAGE en 2020, un vaste travail de préparation a été mené :

  • capitalisation de toutes les données existantes (porter à connaissance départementaux, inventaires…),
  • compléments d’inventaires réalisés par le SMEAG,
  • premiers travaux de stratégie et de communication ZH,
  • construction d’une base homogène pour établir la future règle.

Cette consolidation a permis de référencer 4 261 zones humides, soit 9 793 ha, représentant 1,2 % du territoire.
Les typologies varient selon le secteur : tourbières en amont, ripisylves et boisements alluviaux majoritaires, roselières vers l’aval. 

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→ Cf Les Zones Humides du SAGE Vallée de la Garonne – Bassin Versant 

Les nouvelles obligations liées au décret du 2 décembre 2024 viennent renforcer la portée juridique des SAGE vis-à-vis des documents d’urbanisme : 

  • présence obligatoire d’un représentant de SCOT en CLE, 
  • notice SAGE dans les PLU(i), 
  • intégration obligatoire des ZH délimitées dans les règlements d’urbanisme, 
  • SAGE ajouté au porter-à-connaissance de l’État. 

Cela donne davantage de poids aux dispositions et à la règle du SAGE Garonne. 

Parmi les 110 dispositions du SAGE, 8 concernent spécifiquement les zones humides, elle sont structurées autour de trois objectifs : 

Objectif 1 – Gestion 

  • Définir des priorités d’animation et de gestion des ZH par commission géographique [disposition I.14]  
  • Favoriser la maîtrise foncière sur les milieux humides [Disposition III.5]  
  • Définir des principes de gestion des ZH (Disposition 1.13) Élaborer une stratégie ZH par commission géographique. 

Objectif 2 – Réglementaire 

  • Identification de ZH d’intérêt Environnemental Particulier (ZHIEP) et/ou de Zones stratégiques pour la gestion de l’eau (ZSGE) [disposition 1.15]  
  • Intégration des enjeux relatifs aux ZH, au sein des documents d’urbanisme [disposition III.6] 
  • Préserver les ZH dans le cadre de l’exploitation des Installations, ouvrages, travaux et aménagements (IOTA) et les Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) [disposition 111.7] 

Objectif 3 – Communication 

  • Développer les analyses économiques, mettre en avant et diffuser les services rendus par les zones humides [Disposition IV.8]  
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Source : EP Garonne Gascogne et affluents pyrénéens 

La règle ZH du SAGE : Règle n° 1 – Préserver les Zones humides et la biodiversité  

Objectif : Interdire certains projets qui pourraient mettre en péril des ZH identifiées dans le cadre du SAGE.  

Toutefois, la possibilité est laissée aux porteurs de projet de démontrer que la ZH impactée n’est pas une ZH au sens réglementaire. Un cadre dérogatoire existe (DIG, DUP, eau potable, assainissement) avec règle de compensation à respecter. 

Plusieurs arbitrages ont été rendus : 

  • limitation de la règle aux ZH identifiées avant enquête publique (pour sécuriser juridiquement la règle), 
  • absence d’intégration des impacts indirects (faute de pouvoir cartographier les aires d’alimentation), 
  • Si compensation fonctionnelle non démontrée, et/ou compensation non réalisée sur le bassin versant impacté, compensation surfacique portée à 150 % minimum, conformément au SDAGE (l’idée initiale de 200 % n’était pas juridiquement tenable). 

L’EP Garonne travaille à la cohérence du SAGE vallée de la Garonne et des 8 SAGE limitrophes : Pyrénées ariégeoises, Neste et Rivières de Gascogne, Hers-Mort Girou, Ciron, Dropt, Estuaire de la Gironde, Leyre, Nappes profondes de Gironde. 

Exemples : 

  • Mise au point d’une stratégie commune ZH au sein du Projet de Territoire Garonne Amont
  • Dans le cadre des inventaires du SAGE Neste et Rivières de Gascogne : les zones humides potentielles déjà identifiées sont mises à disposition et constituent des repères afin d’affiner la connaissance et d’anticiper les enjeux environnementaux avant tout projet en particulier dans les zones destinées à l’urbanisation. 

Cette approche inter-SAGE sera renforcée avec la labellisation EPTB de l’EP Garonne.

Résultats & impacts

Grâce à l’important travail de consolidation des connaissances, une base de 4 261 zones humides a pu être identifiée, cartographiée et mise à disposition sur l’observatoire de la Garonne. Cette connaissance partagée constitue aujourd’hui une référence pour l’ensemble des acteurs de l’aménagement du territoire (porteurs de projets, services instructeurs et collectivités…) 

L’intervention de l’EP Garonne en amont des procédures s’est progressivement structurée, permettant une meilleure qualité des dossiers, en particulier les dossiers d’autorisation, et une prise en compte plus rigoureuse des enjeux. En apportant des avis techniques dès la phase de complétude, en signalant les pièces manquantes ou les analyses nécessaires, l’établissement contribue à une instruction plus sereine, homogène et sécurisée, tant pour les porteurs de projet que pour les services de l’État.  

L’application de la règle ZH du SAGE, a conduit à des décisions plus claires : certains projets ont été refusés par les services de l’Etat lorsqu’ils ne répondaient pas aux exigences de protection, tandis que d’autres ont pu être accompagnés vers une compatibilité réglementaire. Par ailleurs, l’instruction de terrain permet également d’identifier de nouvelles zones humides. L’EP Garonne joue un rôle d’interface visant à capitaliser cette connaissance (intégration dans le RPDZH – réseau Partenarial des données zones humides, futur PLUMH) et en préparation de la prochaine révision du SAGE. 

Enfin, la coordination Inter-SAGE assurée par l’EP Garonne participe à une cohérence territoriale élargie, essentielle sur un bassin aussi vaste et interdépendant. L’établissement est ainsi un véritable pivot, mobilisant collectivités, services instructeurs et partenaires pour une gestion plus efficace, partagée et durable des zones humides. 

Enseignements et perspectives 

Un travail en cours vise à : 

  • évaluer l’application de la règle ZH (à mi-parcours), 
  • proposer une doctrine commune avec les services instructeurs, 
  • poser de nouveaux indicateurs (surface impactée, types de dossiers, etc.), 
  • capitaliser les nouvelles données issues des dossiers Loi sur l’eau. 

Ces éléments nourriront la future révision du SAGE, avec une ambition renforcée d’intégrer davantage de ZH. 

Pour en savoir plus :
Sage Sioule

Diagnostics des vulnérabilités au changement climatique sur des territoires de SAGE du bassin de la Loire

Bassin / sous-bassin concerné

Le projet s’inscrit dans le bassin Loire-Bretagne, avec une implication opérationnelle de l’Établissement public Loire sur plusieurs territoires de SAGE qu’il porte ou anime. L’échelle d’intervention couvre donc des sous-bassins variés du bassin de la Loire, dont les contextes hydrologiques et climatiques sont contrastés (cours amont soumis à des étiages sévères, axes structurants influencés par les usages multiples, territoires agricoles sensibles à la disponibilité en eau, etc.). L’action de l’établissement se situe dans une logique d’échelle « grand bassin », articulant les enjeux locaux avec des dynamiques interterritoriales et interrégionales, ce qui permet une approche cohérente des problématiques eau-climat.

Structures concernées

L’Établissement public Loire agit comme partenaire du projet LIFE Eau & Climat, aux côtés d’autres organismes nationaux et régionaux spécialisés dans la gestion de l’eau, l’ingénierie de données et la production de connaissances hydro-climatiques.
Sur les territoires, les travaux associent les structures porteuses de SAGE, les collectivités locales, les services de l’État et les acteurs institutionnels de l’eau, dans le cadre des instances de gouvernance existantes (commissions locales de l’eau, comités techniques, groupes de travail).
Le projet ne se substitue pas à l’organisation locale : il s’insère dans les dynamiques des SAGE existants et les renforce par des apports méthodologiques et des outils nouveaux.

Enjeux, objectifs et contexte

Le projet répond à un constat partagé : les effets du changement climatique sur la ressource en eau sont déjà observables (sécheresses plus fréquentes, tensions sur les usages, évolution des régimes hydrologiques), mais les démarches locales de planification restent parfois insuffisamment outillées pour intégrer ces évolutions dans une vision prospective.

Dans ce contexte, la contribution de l’Établissement public Loire vise à :

  • renforcer la prise en compte du changement climatique dans les stratégies de gestion de l’eau à l’échelle des SAGE
  • faciliter l’accès à des données hydro-climatiques utilisables par des acteurs non spécialistes
  • encourager une approche concertée des vulnérabilités futures, plutôt qu’une gestion uniquement réactive des crises

Le projet s’inscrit ainsi en cohérence avec les orientations du bassin Loire-Bretagne en matière d’adaptation au changement climatique et avec les objectifs des politiques publiques de l’eau à différentes échelles (SDAGE, programmes de l’Agence de l’eau, stratégie nationale d’adaptation, SAGE).

Lien avec la planification de bassin

L’action de l’Établissement public Loire dans LIFE Eau & Climat n’est pas une démarche isolée, mais dans la continuité directe de ses missions habituelles sur ces sujets : animation de SAGE, appui technique aux collectivités, gestion quantitative de la ressource, travail avec la communauté scientifique, adaptation au changement climatique.

Les apports du projet viennent renforcer ces dispositifs en offrant :

  • une meilleure projection dans le temps long
  • une base scientifique partagée
  • des éléments objectifs pour nourrir les débats autour de la répartition de la ressource

Le projet ne produit pas de documents réglementaires nouveaux en tant que tels, mais vise à faciliter l’intégration des enjeux d’adaptation au changement climatique dans les orientations futures des SAGE .

Plus-value du portage par un établissement de bassin

Le portage (ou le partenariat actif) par un établissement de bassin constitue un levier important : il garantit que les outils développés ne restent pas à l’état d’expérimentation scientifique mais soient confrontés aux réalités de terrain.

L’Établissement public Loire joue ici un rôle d’opérateur à l’interface entre :

  • les producteurs de données
  • les experts scientifiques et techniques
  • les élus et acteurs locaux de la gestion de l’eau

Ce positionnement permet de faire le lien entre les connaissances scientifiques et les contraintes opérationnelles, de traduire les enjeux climatiques en problématiques concrètes pour les collectivités, et de favoriser l’appropriation progressive des outils par les acteurs locaux.

Déroulé et gouvernance

Le projet LIFE Eau & Climat repose sur une logique de partenariat multi-acteurs. L’Établissement public Loire intervient principalement sur :

  • l’expérimentation des outils sur ses territoires
  • la participation aux temps d’échanges techniques
  • la remontée de retours d’expérience locaux

La gouvernance reste largement adossée aux structures des SAGE (commissions locales de l’eau, groupes techniques), ce qui permet de ne pas créer de « dispositif parallèle », mais au contraire d’intégrer la démarche dans les cadres existants.

Aucune source publique ne permet aujourd’hui d’affirmer que l’ensemble des SAGE portés par l’établissement disposent déjà d’un diagnostic climat complet ; la mise en œuvre est progressive et hétérogène selon les territoires.

Résultats et bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont avant tout structurels :

  • meilleure connaissance partagée du fonctionnement hydrologique des territoires
  • montée en compétence des acteurs locaux sur les enjeux climatiques
  • intégration progressive du climat dans les réflexions stratégiques des SAGE.

Il n’existe pas, à ce stade, de données publiques chiffrées permettant d’évaluer l’impact direct du projet en termes de volumes économisés, d’usages modifiés ou de décisions révisées.

En revanche, le projet contribue clairement à un changement de posture : passer d’une logique de gestion « au coup par coup » à une réflexion d’anticipation, fondée sur des hypothèses climatiques objectivées.

Enseignements

Le principal enseignement est que la réussite d’un diagnostic de vulnérabilité ne dépend pas seulement de la qualité des données, mais aussi de la gouvernance locale et de la capacité à construire une lecture partagée des résultats, avec l’appui de la communauté scientifique.

L’implication d’un établissement de bassin facilite cette appropriation, mais elle ne garantit pas à elle seule la mise en œuvre d’actions concrètes. Le diagnostic est un point de départ, pas une fin en soi.

En savoir plus :

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Études prospectives hydrologie, climat et eau potable

Bassin concerné

La démarche portée par l’EPTB Vienne couvre l’ensemble du bassin versant de la Vienne, incluant ses principaux sous-bassins tels que le Clain, la Creuse, la Vienne ou la Vienne Tourangelle, dans le périmètre Loire-Bretagne.

Enjeux

Les travaux conduits par l’EPTB Vienne mettent en évidence plusieurs défis structurants pour le territoire. Le premier concerne la sécurisation durable de la ressource en eau face à la hausse des températures et à l’augmentation de l’évapotranspiration, dans un contexte de précipitations qui n’augmente pas de manière significative. Le second enjeu porte sur la densité très importante des plans d’eau sur le bassin, dont l’impact cumulé renforce les phénomènes d’évaporation et fragilise les équilibres hydrologiques naturels. Enfin, l’augmentation des demandes en eau, liée aux usages domestiques, agricoles et industriels, impose une réflexion collective sur la hiérarchisation des usages et l’adaptation des modes de consommation.

Articulation avec la planification et les politiques territoriales

Les résultats issus de la prospective et des études HMUC alimentent directement la stratégie d’adaptation de l’EPTB Vienne, les SAGE, ainsi que les documents de planification territoriale tels que les PLU et les politiques intercommunales de l’eau. En 2024, l’EPTB a publié un guide d’adaptation au changement climatique à destination des collectivités, visant à traduire les diagnostics en actions concrètes : sobriété, gestion des milieux, aménagement du territoire, protection des captages, organisation de la gestion de crise.

Valeur ajoutée de l’approche bassin

Le portage à l’échelle du bassin constitue un choix stratégique fort. Il permet d’intégrer les solidarités amont-aval, d’éviter des réponses strictement locales à des problématiques globales, et de construire une vision partagée de la ressource. L’EPTB Vienne joue ainsi un rôle d’ensemblier, en mutualisant les connaissances, en structurant le dialogue entre acteurs et en donnant de la lisibilité aux décisions à prendre pour faire face aux défis climatiques.

Déroulé et gouvernance

L’EPTB Vienne est le maître d’ouvrage de cette démarche prospective, réalisée dans le cadre du projet LIFE Eau&Climat avec l’appui d’un bureau d’études spécialisé. La gouvernance repose sur une mobilisation large des collectivités, des services de l’État, des gestionnaires de réseaux, des acteurs socio-économiques et des usagers afin de garantir l’appropriation des résultats et leur traduction dans les politiques publiques locales. Cette logique de partenariat permet d’inscrire les connaissances produites dans une dynamique opérationnelle, directement utilisable par les communes et les intercommunalités.

Une stratégie structurée dès 2019

Dès 2019, l’EPTB Vienne a formalisé une stratégie d’adaptation au changement climatique fondée sur une double ambition : renforcer la connaissance scientifique et accompagner le passage à l’action. Cette stratégie repose d’une part sur le développement d’études prospectives territoriales capables de qualifier les évolutions à venir du climat et de la ressource, et d’autre part sur le déploiement d’actions concrètes sur le terrain, notamment en matière d’économies d’eau, de préservation des milieux et d’accompagnement des collectivités.

L’étude prospective menée entre 2021 et 2022 s’applique à l’ensemble de ce territoire afin d’analyser les impacts du changement climatique sur la ressource en eau, en intégrant à la fois les évolutions climatiques, hydrologiques, piézométriques, les usages et le fonctionnement des milieux aquatiques. L’objectif est d’anticiper les tensions à venir sur la ressource, en particulier pour l’alimentation en eau potable, dans un contexte de changement global affectant durablement les équilibres naturels.

Résultats

L’étude prospective conduite entre 2021 et 2022 a permis d’analyser l’évolution passée des températures, des précipitations et de l’évapotranspiration, de modéliser les dynamiques hydrologiques futures et d’évaluer la vulnérabilité des nappes et des cours d’eau face au changement climatique. Les résultats montrent une augmentation moyenne des températures de près de +1,9°C depuis les années 1950, avec une augmentation projetée d’environ +2°C à l’horizon 2050. Dans certains secteurs, en particulier en tête de bassin, les simulations hydrologiques font apparaître des baisses potentielles de débits pouvant atteindre jusqu’à 50 %, entraînant un risque accru de tension sur la ressource, aussi bien pour les usages humains que pour les milieux aquatiques.

Afin de rendre ces résultats accessibles, l’EPTB Vienne a produit 22 fiches synthétiques permettant aux élus et techniciens de s’approprier les enjeux liés à la ressource en eau dans un contexte de réchauffement climatique. Ces supports pédagogiques constituent désormais un socle commun de compréhension à l’échelle du bassin.

Les études HMUC : déclinaison territoriale et opérationnelle de la prospective

En parallèle de cette étude globale, l’EPTB Vienne déploie des études HMUC (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) à l’échelle de plusieurs sous-bassins, dont le bassin du Clain. Menée entre 2019 et 2024, cette étude spécifique a mobilisé plus de 30 partenaires autour d’un objectif commun : caractériser les ressources disponibles, analyser les usages et définir des règles de gestion partagées.

Sur le bassin du Clain, l’étude HMUC a permis d’objectiver les déséquilibres existants, d’établir des volumes prélevables compatibles avec la préservation des milieux aquatiques et de définir des seuils de gestion adaptés aux situations de tension. Les résultats constituent aujourd’hui la base technique des futures orientations du SAGE Clain, en structurant à la fois la gestion de long terme et les dispositifs de gestion de crise. Les résultats obtenus constituent un appui direct pour adapter la gestion de l’eau et améliorer la résilience du bassin, avec plusieurs bénéfices immédiats :

  • Définition de volumes prélevables compatibles avec le maintien des milieux aquatiques.
  • Proposition de seuils de gestion de crise (sécheresse) pour anticiper les situations tendues.
  • Meilleure connaissance des usages : répartition des prélèvements entre AEP, irrigation, industrie, etc.
  • Identification des lacunes de connaissances : hydrologiques, pression usages, suivi piézométrique.
  • Outil de gouvernance : la base technique issue de l’étude servira à orienter les décisions du SAGE Clain et des CLE.

Enseignements

La démarche prospective menée par l’EPTB Vienne dote le territoire d’un socle scientifique robuste pour éclairer la décision publique. En objectivant les évolutions futures du climat, de l’hydrologie et des usages, elle renforce la capacité collective à anticiper les crises, à planifier les usages et à préserver les milieux aquatiques. Elle marque un changement de posture majeur : passer d’une gestion fondée sur l’urgence à une stratégie de résilience de long terme, indispensable pour sécuriser durablement l’alimentation en eau potable et préserver la ressource pour les générations futures.

Les travaux conduits dans le cadre des études HMUC montrent que seule une approche intégrée, combinant hydrologie, milieux, usages et climat, permet de comprendre finement les mécanismes à l’œuvre et d’identifier les leviers d’action pertinents. La croisée des volets scientifiques offre une lecture globale des tensions et permet d’éviter des décisions sectorielles déconnectées de la réalité hydrologique.

La large association des acteurs du territoire (collectivités, services de l’État, usagers) constitue un facteur clé de réussite. Elle renforce la légitimité des analyses, favorise l’appropriation des résultats et facilite leur traduction dans les politiques locales. Cette gouvernance partagée est déterminante pour construire des trajectoires d’adaptation acceptées et réalistes.

Enfin, la définition de volumes prélevables et de seuils de gestion constitue un outil structurant pour la gouvernance de l’eau. Elle permet d’anticiper les situations de tension, d’organiser la répartition des usages sur des bases objectivées et de passer d’une gestion réactive à une gestion préventive et structurée, capable d’intégrer les incertitudes climatiques dans la planification territoriale.

Ce retour d’expérience a été relu et validé par l’établissement.

Sources

« Le projet LIFE Eau&Climat » : page de description de l’étude prospective du bassin de la Vienne sur le site EPTB Vienne :https://eptb-vienne.fr/ameliorer-la-connaissance

 « Stratégie d’adaptation au changement climatique » : présentation de la stratégie d’EPTB Vienne (réchauffement observé, baisse des débits, piliers d’action) :https://eptb-vienne.fr/adaptation-au-changement-climatique

Le guide « Ressources en eau et changement climatique : solutions d’adaptation » (2024), destiné aux communes et intercommunalités du bassin de la Vienne. https://eptb-vienne.fr/wp-content/uploads/2024/02/Guide-adaptation-chgt-climatique_web-150dpi.pdf

Rapport / fiche « Scénario tendanciel » (2024) : document de modélisation des effets du changement climatique sur le bassin de la Vienne (hausse des températures, projections, etc.) https://eptb-vienne.fr/wp-content/uploads/2024/02/Scenario_tendanciel_VF.pdf

Information relative aux études HMUC (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) : rapport du bassin du Clain, pour la connaissance fine du fonctionnement hydro-géologique, des usages, des milieux et des projections climatiques.https://www.vienne.gouv.fr/Actualites/Le-rapport-HMUC-Hydrologie-Milieux-Usages-Climat-du-bassin-du-Clain

Page “Actions opérationnelles” de l’EPTB Vienne : mention des services d’accompagnement à la sobriété de l’eau, guides économies d’eau, adaptation, etc.https://eptb-vienne.fr/actions-operationnelles

Actualité “Vidéo didactique de l’EPTB Vienne révélant l’impact quantitatif des plans d’eau sur la ressource en eau”, met en lumière la pression des plans d’eau sur la ressource (près de 24 500 plans d’eau recensés) et les enjeux associés. https://www.gesteau.fr/actualite/video-didactique-de-leptb-vienne-revelant-limpact-quantitatif-des-plans-deau-sur-la

Annonce des séminaires “Changement climatique et ressource en eau sur le bassin de la Vienne” (2021, 2022, 2024) comme temps de restitution et de diffusion des connaissances auprès des acteurs du territoire. https://eptb-vienne.fr/seminaires-eau-et-climat

Article sur le projet global LIFE Eau&Climat : guide d’analyse et de recommandations à l’échelle nationale, montrant le cadre institutionnel plus large dont l’étude du bassin fait partie. https://www.oieau.org/actualites/projet-life-eau-climat-mobilisation-des-acteurs-publication-d-un-guide-d-analyse-et-de-recommandations