Aquaculture et environnement

Les actes de ce colloque organisé à Bordeaux en septembre 2002 font le point sur les effets des élevages aquacoles. De nombreuses interventions soulignent que malgré l’intégration de contraintes environnementales dans les réglementations nationales, cette activité continue à affecter les rivières et le littoral. Les risques de pollutions génétiques, de transmission des parasites et de maladies, les rejets contribuant à l’eutrophisation du milieu aquatique, les prélèvements sur les stocks halieutiques des matières premières d’aliments composés sont autant de menaces pour les milieux aquatiques.

Les marais de Brouage du sel à l’herbe et aux céréales

Au nord de l’estuaire de la Gironde, l’évolution ancienne et récente du bassin de marais de Brouage est intéressante à divers titres : peu touché encore par le drainage, il est le théâtre des contradictions internes à l’agriculture, des conflits inter-professionnels (agriculture-conchyliculture, agriculture-environnement) et d’actions pionnières des pouvoirs publics. Proche de quelques kilomètres d’un bassinfrère au sud, le marais de Seudre, et des marais de Rochefort au nord, son micro-relief lui confère un caractère paysager et productif particulier sur 6 500 ha. La saliculture a été, au XVI I e siècle, la première production dominante de ce marais. Les 3/5 de sa superficie ont donc été façonnés de façon à piéger l’eau de mer pour en extraire le sel par évaporation. Il en résulte un micro-relief qui persiste de nos jours. Les anciens bassins, ou jas, creusés dans l’argile étanche (bri), entourés de bosses ou levées et reliés au réseau hydraulique par des fossés, écours ou canaux, en font un paysage particulier et réputé remarquable