la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane (CABBALR) s’est engagée dans une démarche innovante, en partenariat avec le Cerema.
Lancé en 2023, le programme de recherche et développement REAUZOH — pour Recensement, cArtographie et sUivi de l’évolution des Zones pOtentiellement Humides — vise à améliorer l’identification et le suivi de ces milieux à l’échelle du territoire. L’originalité du projet repose sur une approche croisée, mêlant observations de terrain, exploitation d’images satellitaires acquises sur plusieurs années et outils d’analyse fondés sur l’intelligence artificielle.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets “Exercer la GEMAPI dans le cadre d’une gestion globale de l’eau” et ambitionne de fournir aux collectivités un socle de connaissances partagé, à la fois fiable et évolutif.
Elle facilite la collecte et l’organisation des observations pédologiques grâce à des formulaires et des référentiels scientifiques. Cet outil contribue à optimiser la qualité des données tout en renforçant la connaissance et la protection des zones humides.
L’application SolRedOx améliore la description de l’hydromorphie grâce à quatre atouts :
Harmonisation : la nomenclature utilisée est reconnue et partagée selon le RP 2008, tout en restant compatible avec la nomenclature Donesol.
Facilité d’utilisation : une interface intuitive guide l’utilisateur tout au long de la saisie, accompagnée de documents didactiques pour mieux comprendre les étapes.
Adaptée à l’utilisateur : deux modes de saisie sont proposés pour entrer plus ou moins d’informations sur les sols (mode standard ou expert).
Cohérence : la traçabilité des observateurs et les contraintes de saisie intégrées permettent de limiter les erreurs.
L’objectif de cette formation est de consolider les postures pédagogiques et d’accompagner les professionnels dans l’évolution de leurs approches face aux grands enjeux de l’eau.
Elle s’inscrit dans la dynamique Ricochets, développée par le FRENE depuis 2025. Celle-ci vise à favoriser le partage d’outils, renforcer les réseaux d’acteurs et soutenir les professionnel·les de la formation à l’échelle nationale.
Au programme :
Analyse et évolution des pratiques pédagogiques de formateur-ice
Mutualisation d’outils et de ressources (Ricochets, malle micropolluants, zones humides…)
Approfondissement des connaissances : pollution, conflits d’usage, climat, crises et catastrophes
Découverte de la Dynamique Ricochets, un commun pédagogique national dédié aux enjeux de l’eau
L’EPTB Saône et Doubs est partenaire d’un projet consacré aux impacts avérés des ragondins sur les zones humides, des milieux particulièrement menacés et en déclin à l’échelle mondiale.
Ce projet vise à répondre à cet enjeu en s’appuyant sur une double approche complémentaire :
la restauration de la ripisylve, afin de limiter l’installation durable des individus ;
la régulation des populations par le piégeage.
L’étude est coordonnée par la FREDON, avec la participation de la Fédération départementale des chasseurs du Doubs, de la Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Saône, du Syndicat de la Vallée de l’Ognon, ainsi que des collectivités territoriales et des associations de piégeurs.
La Fête des mares revient du 6 au 14 juin 2026 pour une nouvelle édition dédiée à la découverte et à la protection de ces petits milieux humides riches en biodiversité.
Cette année, la Fête des mares souhaite mettre en avant la jeunesse et l’intergénérationnalité autour de la thématique “Les mares : éveiller et transmettre“.
Les mares une voie d’entrée pour comprendre les interactions du vivant et éveiller notre curiosité : observer un têtard, écouter les grenouilles ou découvrir les insectes aquatiques… Espaces de découvertes et de partage entre la jeunesse et leurs aînés, elles permettent de se reconnecter à la nature et de tisser des liens entre les générations, tout en prenant conscience des héritages et des patrimoines à transmettre.
Pendant une semaine, associations, collectivités, structures éducatives et passionné·es de nature proposeront partout en France des animations, sorties nature, ateliers et événements pour mieux faire connaître les mares et les espèces qu’elles abritent.
À cette occasion, nous avons le plaisir de vous dévoiler l’affiche officielle de l’édition 2026, qui accompagnera la mobilisation des acteurs et du grand public dans les semaines à venir.
Organiser une animation
Vous êtes une association, collectivité, établissement ou structure éducative ?
De nombreuses animations sont proposées partout en France pour faire découvrir les mares et sensibiliser à leur préservation. Toute personne ou structure peut organiser un moment de découverte, de partage ou d’action autour de ces milieux.
Inscrivez votre animation sur la plateforme J’agis pour la nature et rejoignez la programmation nationale :
Missions : Contribution à l’inventaire de zones humides à grande échelle par méthodes d’identification des habitats et sondages pédologiques ; appui en prospection éco-morphologique des cours d’eau ; synthèse des inventaires de terrain sous SIG
Profil recherché : Etudiant H/F profil bac+2 à bac+4 en écologie/environnement ; notions de botanique, (flore mésophile et hygrophile) ; connaissances en SIG ; goût pour le travail de terrain ; permis B indispensable.
Dates : durée de 2 mois à partir d’avril ou mai 2026
Localisation : Paris. Nombreux déplacements (terrain prépondérant au sein de la mission).
Candidature à envoyer avant le 22 avril 2026 à la référente : marion.riedinger@setec.com (pôle Génie écologique).
Missions : Localisation des mares (cartographie SIG), évaluation de l’état de conservation des mares du territoire, en s’inspirant du protocole IECMA (Indicateur d’Etat de Conservation des mares pour les Amphibiens, G. Maillet, T. Le Cabec et C. Bonnet-Rageade / CEN Isère, 2017), saisie, analyse des données, mise à jour cartographique.
Profil recherché : Bac +2 à +5 ; bonnes connaissances en écologie ; connaissance de la faune et de la flore des mares ; maîtrise de QGis ; permis B indispensable.
Dates : 6 à 8 semaines entre mai et juin.
Localisation : Hôtel d’Agglomération de Grand Cognac, 6 rue de Valdepeñas, 16100 Cognac
Ce document a été élaboré en application de circulaire du 17 décembre 2025 (cf article lié) et vient d’être publié (mars 2026).
L’ANEB regrette l’absence de concertation pour l’écriture de ce document cadre, notamment auprès des structures EPTB, EPAGE et syndicats de bassin versant qui seront pour beaucoup très certainement désignées pour porter ces études.
Issu d’un partenariat entre l’Office français de la biodiversité et FDJ UNITED, Mission Nature permet de financer des projets destinés à restaurer les écosystèmes dans toutes leurs dimensions : habitats, espèces, fonctions écologiques et pressions exercées sur ces milieux, grâce aux joueurs.
Chaque année, un appel à projets est lancé pour sélectionner les actions qui bénéficieront d’un financement. Les projets retenus doivent porter sur la restauration d’un écosystème et inclure, si possible, la suppression d’une ou plusieurs pressions ayant un impact négatif sur celui-ci. Cela peut englober la renaturation des sols, le ré-ensauvagement ou la restauration dite « passive ».
Les initiatives doivent également garantir, lorsque pertinent, la durabilité des résultats, notamment par la sécurisation foncière ou le contrôle des activités génératrices de pressions (acquisition de terrains, contractualisation, obligations réelles environnementales, baux ruraux à clauses environnementales, etc.).
Cette session, intitulée “De la politique à la pratique : débloquer la restauration des zones humides grâce aux marchés, à la réglementation et aux communautés” sera animée par :
Mark Reed , SRUC Scotland’s Rural Collage, WET HORIZONS
Caspar Verwer, UICN Union internationale pour la conservation de la nature, REWET
Jan Peters , Michael Succow Stiftung – ALFAwetlands
Maria Del Mar Otero Villanueva , Université de Malaga, RESTORE4Cs
Le 26 février 2026, la France a marqué une avancée dans la protection de ses milieux naturels en inscrivant deux nouveaux sites au réseau des Zones humides d’importance internationale, portant à 57 le nombre de sites Ramsar français : la Tourbière des Saisies – Beaufortain – Val d’Arly et la Loire des confluences.
S’étendant sur près de 18 000 hectares et suivant un linéaire de 175 km le long de la Loire et de ses affluents, le site de la Loire des confluences illustre parfaitement le rôle crucial des vallées alluviales comme corridors de biodiversité. Dynamiques et façonnées par l’activité humaine depuis des siècles, ces vallées forment une mosaïque d’habitats variés — prairies humides, bras morts, îles fluviales et forêts alluviales — qui abritent une richesse exceptionnelle d’espèces animales et végétales.
La Société Herpétologique de France (SHF) vient de mettre en ligne le bilan 2025 du protocole POPAmphibien. Ce bilan rentre dans le cadre du programme national de surveillance de l’herpétofaune en hexagone et Corse, soutenu par l’OFB, l’ONF et PatriNat.
Grâce à la participation de nombreuses structures, les tendances de populations d’amphibiens de France hexagonale ont pu être actualisées pour 14 espèces du territoire. Les tendances ont été calculées à l’échelle de certaines régions, ainsi que pour certains types d’habitats, dans les zones protégées et en dehors. Une vision plus globale est également présentée à travers des tendances long terme, bien que les analyses souffrent toujours d’une répartition spatiale hétérogène, rendant les tendances nationales peu informatives.
La SHF et BioDivAct ont organisé un webinaire POP Amphibien le jeudi 12 mars dernier.
A travers ce webinaire, la SHF a présenté le programme de surveillance des populations d’amphibiens et de reptiles de France, qu’elle coordonne depuis 2021. Elle y présente également les nouveautés prévues pour le début d’année 2026 concernant les outils de saisie et la simplification des protocoles.
Parmi les sujets abordés : Comment mettre en place un suivi POPAmphibien et POPReptile ? Quelles sont les conditions à respecter pour chaque protocole ? Où et comment saisir les données protocolées ?
Découvrez dans cette vidéo le projet de restauration d’un ancien site agricole, remblayé et pollué, situé au bord de la rivière de la Mosson, au sud de Montpellier, dans le département de l’Hérault. Ce projet est piloté et coordonné par l’EPTB Lez, en partenariat avec la Métropole de Montpellier et la ville de Lavérune.
L’épisode présente les principales phases des travaux et détaille les travaux réalisées. Les interventions de partenaires et d’experts scientifiques offrent un éclairage sur la transformation progressive de ce site en pleine mutation.
La prochaine édition se tiendra en juin 2026 à Inrae Grenoble, en partenariat avec la Société Hydrotechnique de France (SHF). Ces journées ont pour objectif de réunir scientifiques, techniciens et gestionnaires afin de favoriser les échanges sur les dernières avancées en matière de connaissances, d’outils et de pratiques.
Ouverture du site de soumission des résumés : 1er Décembre 2025
Dans un contexte où l’adaptation au changement climatique s’impose dans les priorités nationales, l’association Art urbain dans les territoires propose d’explorer un thème aussi fondamental qu’ambivalent :
« Habiter avec le soleil »
Source de lumière, d’énergie et de vie, le soleil constitue un déterminant majeur des conditions d’habitabilité et des équilibres environnementaux. L’intensification de ses effets – surchauffe, inconfort thermique, tensions sur les ressources, vulnérabilités des sols et du bâti – en fait désormais un paramètre central des stratégies d’aménagement et de transformation du cadre de vie. Dans cette perspective, et dans la continuité de l’édition 2025 consacrée à « Habiter avec l’eau », le Prix Art Urbain 2026 invite collectivités, maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et exploitants à explorer les multiples dimensions de ce rapport au soleil.
Réunion de présentation et d’échanges avec la presse, les partenaires et les candidats :
La thèse « Petits plans d’eau pour la biodiversité et la conservation : contexte, conception et évaluation des mesures de restauration en Europe » (traduit de l’anglais) de Karina Van Der Zon s’inscrit dans un contexte de déclin marqué de la biodiversité des écosystèmes d’eau douce, lié à la dégradation et à la perte des habitats.
Dans ce cadre, la restauration et la création de mares, notamment lorsqu’elles sont organisées en réseau, constituent des leviers prioritaires pour enrayer cette érosion. Pourtant, ces initiatives font encore trop rarement l’objet d’un suivi scientifique structuré et d’une évaluation rigoureuse.
Intégrée au projet européen EMYS-R, dédié à la restauration des zones humides en faveur de la réintroduction de la cistude d’Europe et de la biodiversité associée, cette recherche vise à produire des connaissances opérationnelles pour renforcer l’efficacité des projets de mares en Europe. Elle analyse l’influence des variables environnementales et spatiales sur les communautés de macrophytes et de macroinvertébrés, et propose des méthodes de suivi adaptées aux réseaux de mares artificielles.
Au-delà des fiches de poste reçues (que vous pouvez consultez en téléchargeant les fichiers à droite), les retours mettent en lumière des organisations très variées face aux enjeux d’érosion et de ruissellement.
Certaines structures ne disposent pas de poste dédié : les missions sont alors intégrées à des fonctions existantes, comme la modélisation hydraulique, avec un appui en comité technique pour définir des solutions adaptées aux communes. D’autres s’appuient sur des équipes identifiées dans le cadre de programmes structurants (PAPI, chartes hydrauliques), parfois renforcées par des stages ou missions temporaires.
Enfin, certains territoires disposent de postes spécifiquement orientés « ruissellement », combinant gestion d’ouvrages hydrauliques, plans d’aménagement d’hydraulique douce, plantations de haies ou restauration de mares, en lien étroit avec le monde agricole.
Dans une série de deux webinaires, les étudiants du master “Integrated Watershed Sciences” vous proposent d’explorer comment l’intelligence artificielle transforme les approches en recherche dans les sciences de l’eau.
Le première webinaire explore l’utilisation conjointe de l’IA et de la télédétection pour faire progresser nos connaissances sur les rivières, en mettant en évidence à la fois de nouvelles opportunités et des angles morts persistants de la recherche.
Simone Bizzi (Université de Padoue, Italie) – Suivi des dynamiques géomorphologiques des rivières
Leo Helling (ENS de Lyon, France) – Réutilisation des modèles globaux de couverture terrestre par apprentissage profond pour cartographier l’occurence des eaux à l’échelle globale
Isabelle Brichetto (Politechnico di Torino, Italie) – Utilisation de la télédétection et de l’IA pour le suivi des rivières intermittentes
Le deuxième webinaire s’intéresse aux outils pour une gestion durable de l’eau, des risques et pour une meilleure résilience face aux changements globaux.
Heidi Kreibich (Helmotz Centre for Geosciences, Allemagne) – Machine learning pour comprendre et modéliser les dommages causés par les inondations
Zoran Kapelan (TU Delft, Pays-Bas) – Méthodes basées sur l’IA pour des systèmes de gestion de l’eau intelligents
Andrea Cominola (TU Berlin, Allemagne) – Modélisation comportementale basée sur l’IA pour soutenir la résilience face au changement climatique
Animation par les étudiants du master “Integrated Watershed Sciences” Webinaire en anglais et français avec traduction simultanée
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