Ognon

Offre d’emploi : Chargé(e) de mission Milieux Humides

Descriptif de l’emploi

Le Syndicat de la Vallée de l’Ognon s’est engagé dans une démarche de préservation des milieux aquatiques de son territoire notamment par la mise en œuvre d’un plan de gestion stratégique des milieux humides. A ce titre, le SVO recrute un ou une chargé(e) de missions qui sera en charge du pilotage de cette démarche.

Missions / conditions d’exercice

MISSIONS DU POSTE :
• Pilotage et mise en œuvre du Plan de Gestion Stratégique des Milieux Humides (PGSMH) de la vallée de l’Ognon
• Suivis administratif, technique et financier ainsi que les bilans annuels concernant les projets confiés.
• Principal interlocuteur des partenaires techniques et financiers concernant le PGSMH

CEN NA

Offre d’emploi : Chargé(e) de missions « cellule d’Assistance Technique Zones Humines et Landes et Pelouses Sèches des Pyrénées-Atlantiques » (64)

Prise de fonction : Novembre 2026
Contrat : CDD de remplacement (durée estimée 6mois)
Lieu de travail : CEN Nouvelle-Aquitaine – Service CAT64 – 28 Route de Bayonne 64140 Billère.
Déplacements ponctuels à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine

Le poste proposé comprend les missions principales suivantes :
Dans le cadre des Cellules d’Assistance Technique Zones Humides et Landes Pelouses Sèches des Pyrénées-Atlantiques (CATZH64 & CATLPS64) :

  • Conventionnement par le biais de conventions d’adhésion aux CAT,
  • Inventaire et cartographie d’habitats et inventaires faune-flore dans le cadre des notes
    d’information et expertises,
  • Saisie des données dans la BdD du CEN Nouvelle-Aquitaine,
  • Rédaction de notes d’information et expertises comprenant un plan pluriannuel de
    gestion simplifié,
  • Organisation et animation de réunions locales d’information,
  • Assistance à maitrise d’ouvrage et d’œuvre des adhérents des CAT,
  • Veille et suivi écologique (mise en place d’indicateurs de suivi standardisés) ou
    complément d’inventaire sur les sites dont le ou la chargé(e) de mission à la charge,
  • Veille réglementaire,
  • Réalisation d’animations pédagogiques,
  • Participation à la réalisation et suivi d’outils de communication : newsletter, fiches
    techniques, page Internet de la CATZH64,
  • Participation à la préparation et l’animation de formations sur les zones humides,
  • Participation à la réalisation des comptes rendus de mission,
  • Participation aux réunions du service.

Dans le cadre de projets d’étude et de conservation du Desman des Pyrénées notamment le projet LIFE transfrontalier Kantauribai :

  • Pose et relevés des tunnels à fèces de Desman et des radeaux à empreintes à Vison
    d’Amérique,
  • Identification et neutralisation des points noirs,
  • Actualisation de la carte de répartition du Desman,
  • Participation aux opérations de piégeage, radiopiostage et de suivi télémétrique,
  • Opérations de restauration d’habitats et mise en place et réalisation de suivis
    écologiques,
  • Réalisation d’animations pédagogiques,
  • Participation à la rédaction des rapports d’étude,
  • Participation aux évènementiels dont la « Caravane Desman », à la réalisation d’outils
    de communication,
  • Participation aux réunions des COTECH et COPIL

PROFIL RECHERCHÉ

Connaissances techniques attendues :

Connaissances naturalistes et en gestion écologique du patrimoine naturel ;
Expérience en cartographie des habitats ;
Connaissances du fonctionnement des écosystèmes, notamment des milieux humides
et aquatiques, ainsi que des landes et pelouses sèches ;
Expérience dans la rédaction de documents synthétiques de gestion ;
Expérience dans la gestion des milieux naturels appréciée ;
Bonne capacité de travail de terrain, notamment en conditions nocturnes (piégeage et
radiopistage du Desman) ;
Bonne condition physique.

Compétences savoir-être attendues :

Sens du contact avec les acteurs locaux, notamment les adhérents des CAT (propriétaires, agriculteurs, pêcheurs, chasseurs, forestiers, carriers, élus communaux…) ;
Aptitude et goût pour le travail en équipe ;
Autonomie dans l’organisation du travail.

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Formation : Gestion intégrée des milieux humides dans les projets de territoires

Lieu principal : Centre de formation du Paraclet – (80)

Programme

Qu’est-ce qu’un milieu humide ?
Quel est intérêt de préserver les milieux humides ?
Comprendre le fonctionnement d’un milieu humide.
Saisir l’intérêt de l’approche “projet de territoire intégré”
Savoir identifier et caractériser les acteurs de mon territoire pour mieux agir avec eux
Comprendre l’articulation des politiques publiques et des échelles d’intervention
Découvrir la panoplie d’outils mobilisable pour préserver et restaurer les milieux humides
Qu’est-ce qu’une démarche participative ?
Savoir mobiliser les démarches participatives et saisir les jeux d’acteurs
Retours d’expérience.

Objectifs

1. Partager un vocabulaire commun sur les milieux humides
2. Comprendre le rôle et l’intérêt des milieux humides pour son territoire
3. Connaitre les démarches et outils pour faire des milieux humides un atout pour son projet de territoire
4. Mobiliser les acteurs autour de la préservation et restauration des milieux humides.

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Formation : Méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides (Module 3b du parcours zones humides)


Lieu principal :
Centre de formation du Paraclet – (80)

Durée (H/J) : 28:00/4.00

Date de début :23/11/2026

Date de fin : 27/11/2026

Programme

Introduction sur les différents dispositifs permettant la préservation et la restauration des zones humides. (règlementaire, contractuel …),
Rappel réglementaire dossiers « loi sur l’eau » et « espèces protégées », séquence ERC,
Réalisation d’un avis technique ZH (REFMADI 3310 – ERC),
Méthodes d’évaluation des fonctions des zones humides (initiation),
La méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides (MNHN-AFB),
Mise en application de la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides,
Sortie terrain,
Evocation des techniques de préservation, restauration et réhabilitation des zones humides.

Objectifs

1. Connaitre les données indispensables pour la mise en œuvre de la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides et savoir utiliser ces dernières,
2. Comprendre l’acquisition des résultats de la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides et savoir les interpréter,
3. Asseoir son expertise sur les indicateurs de la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides dans le cadre de la rédaction, d’avis technique ou d’instruction d’un dossier d’autorisation environnementale (loi sur l’eau),
4. Connaitre quelques techniques de préservation, restauration et réhabilitation des zones humides.

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La Fresque des Zones Humides a besoin de vous !

Éponges naturelles qui régulent l’eau, atténuent inondations et sécheresses, abritent 40 % de la biodiversité mondiale… les zones humides sont pourtant mal connues et mal aimées.

Née de 5 ans de travail porté par AgroToulouse, Ramsar France et le Forum des Marais Atlantiques, la Fresque des Zones Humides permet à n’importe qui de tout comprendre en 2 heures seulement, grâce à 57 cartes et un kit pédagogique, sans être expert.

Objectif : 1 000 kits déployés partout en France pour la Journée mondiale des zones humides 2027. Il ne reste que 38 jours, et la campagne vient de démarrer.

Chaque don compte, à partir de 10 €, avec des contreparties : masterclass, jeu officiel, visite du Marais de Saint-Omer, atelier en entreprise…

👉 Soutenez et partagez : https://crowdfunding.flamingo.eco/fr/projects/la-fresque-des-zones-humides

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Prévention des épisodes méditerranéens : découvrez la campagne de prévention contre les pluies intenses et inondations soudaines

L’ANEB étant partenaire de cette campagne, nous vous invitons à la diffuser largement afin de retrouver et d’adopter rapidement les bons réflexes.

1 Français sur 4 est concerné par le risque d’inondation. Chaque année, les épisodes de pluies méditerranéennes intenses, appelés également « épisodes cévenols », peuvent provoquer des crues soudaines et des inondations. L’arc méditerranéen est la zone la plus exposée en métropole. Plus de 9 millions d’habitants sont concernés par ces phénomènes climatiques qui surviennent généralement d’août à décembre et qui peuvent apporter en une journée l’équivalent d’un mois, voire de plusieurs mois de pluie. 

Le ministère mobilise donc chaque année de nombreux outils en vue de faire assimiler les risques aux habitants.

Développer une culture du risque, c’est savoir comment agir avant et pendant un épisode de pluies intenses ou d’inondation soudaine grâce aux bons réflexes.

Retrouvez dans ce lien le kit de communication officiel du ministère et utilisez-le afin de diffuser les bonnes pratiques au plus grand nombre.

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Les rencontres du réseau Rhône & Saône

La Fédération des Conservatoires d’espaces naturels et le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes vous invitent pour cette occasion à venir partager et échanger autour de la thématique :

« Innovation et approches nouvelles autour de la restauration des lônes et marges alluviales »

Objectifs : partager une vision commune, développer les liens entre les acteurs et fédérer les gestionnaires de la biodiversité de l’axe Rhône-Saône.

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Vigie Durance-Verdon – L’outil de l’EPTB Durance qui permet de suivre la ressource en eau et prévoir le risque de pénurie

Vigie Durance-Verdon fournit un panel de scénarios sur l’évolution à court terme de l’hydrologie et des réserves d’eau du bassin, à partir de différentes hypothèses de pluviométrie et de consommation.

Une instance dédiée, composée des acteurs de la gestion de l’eau, des collectivités et des services de l’Etat a été mise en place.

L’outil est complété par une une newsletter et une interface web accessible à tous mettant à disposition une information en quasi-temps-réel sur la ressource disponible et mobilisée pour les différents usages : https://www.smavd.org/ressources/vigie-durance-verdon-interface/

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Journée technique : Forêts alluviales et ripisylves : agir collectivement pour restaurer ces écosystèmes ?

Le Centre de Ressources Loire nature de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels, en coopération avec le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire, organise cette journée d’échanges techniques.

📅 Jeudi 8 et vendredi 9 octobre 2026
📍 Chaumont-sur-Loire (41)

Inscription ouverte jusqu’au vendredi 2 octobre !

📌 Inscription et programme : https://centrederessources-loirenature.com/evenements-pole-loire/forets-alluviales-et-ripisylves-agir-collectivement-pour-restaurer-ces-ecosystemes/

Séminaire élus et directions 2026 1

Séminaire des élus et directions de l’ANEB

Une première journée conviviale a permis d’accueillir nos élus, de présenter les missions de l’ANEB et les travaux actuellement menés par l’association, mais surtout de laisser une large place aux échanges autour des enjeux rencontrés par nos membres dans leurs territoires.

Dans un esprit de continuité entre les anciens bureaux et celui que désignera notre Assemblée générale de novembre, nous saluons les interventions de Christopher Varin, président par intérim, Landry Léonard, vice-président par intérim, et Bruno Forel, ancien président, emmenés par Bernard Lenglet, président d’honneur, qui ont réaffirmé l’ambition de l’ANEB de porter une gestion équilibrée, durable et intégrée de la ressource en eau, à l’échelle des bassins versants.

Cette vision s’inscrit dans l’histoire de la politique moderne de l’eau, qui prend notamment ses racines dans la loi sur l’eau de 1964. Nous remercions Bernard Barraqué, directeur de recherche émérite au CNRS, de nous en avoir apporté ses précieux éclairages.

Ce fut également l’occasion pour nos membres de rendre une nouvelle fois hommage à Frédéric Molossi, ancien président et figure majeure de l’histoire de l’ANEB, qui nous a quittés cet été.

La deuxième journée, consacrée à un travail plus technique avec les directions, a permis d’approfondir ces échanges, de partager les priorités des territoires et a confirmé une dynamique de rentrée particulièrement riche pour l’association.

Colloque CFBR 20226

Inscriptions – colloque « Prospective Eau : rôle du stockage par les réservoirs de surface » – CFBR

L’objectif de ce colloque est d’offrir une approche pluridisciplinaire en s’appuyant sur des données, des faits, des résultats d’études et de recherches, ainsi que sur des réalisations concrètes, des retours d’expérience et des innovations, qu’elles soient techniques, organisationnelles ou sociétales. Il s’agit de mieux comprendre les enjeux spécifiques liés au rôle du stockage de surface par les réservoirs, dans un contexte marqué par des évolutions hydro-climatiques sensibles.

Des partenaires pour enrichir la réflexion

Pour organiser cet événement, le CFBR s’associe à plusieurs partenaires clés du secteur de l’eau, parmi lesquels figure l’ANEB, membre du comité de pilotage, pour enrichir l’approche globale d’un sujet aussi vaste que crucial grâce à leurs expertises et visions complémentaires.

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Nouveau PNA 2026-2036 en faveur du Crapaud vert

Ce second PNA a été rédigé dans l’objectif de répondre aux questions de connaissances non élucidées, de mettre en place des actions concrètes pour préserver l’espèce et ses habitats ainsi que pour sensibiliser un maximum d’acteurs à des pratiques plus respectueuses de ses habitats.

Le crapaud vert

Le Crapaud vert (Bufotes viridis) est un amphibien de taille moyenne reconnaissable à sa peau claire marbrée de taches vertes irrégulières. Espèce thermophile, il affectionne les milieux ouverts et souvent pionniers, tels que les carrières, friches, gravières, zones agricoles ou milieux urbains perturbés. Sa reproduction a lieu dans des points d’eau temporaires ou peu profonds, souvent pauvres en végétation.

Le Crapaud vert est une espèce d’amphibien protégée et menacée qui atteint sa limite d’aire de répartition ouest en Allemagne et dans l’est de la France. Deux sous espèces sont présentes sur le territoire national : Bufotes viridis viridis en Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté, et Bufotes viridis balearicus en Corse. L’espèce est plutôt bien connue en Grand Est avec de nombreuses études menées ces dernières années.

Les principales menaces pour le Crapaud vert sont l’urbanisation, le développement d’axes de transport et le devenir des sites en fin d’exploitation qui entraînent la dégradation, la destruction et la fragmentation des habitats. L’enjeu majeur pour l’espèce ces prochaines années est donc le maintien d’un nombre d’habitats suffisant, de qualité et fonctionnels pour espérer une évolution favorable des populations, en bon état de conservation.

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Photothèque DREAL Grand Est ©François Schwaab

Le PNA

Le PNA du crapaud vert vient d’être renouvelé en 2026 pour une durée de 10 ans.

D’après l’état des lieux des populations et les besoins optimaux du Crapaud vert, les objectifs à long terme que le PNA fixe pour l’espèce sont les suivants :

  • évaluer l’état de conservation de l’espèce pour déterminer les actions pertinentes par site ;
  • conserver et connecter les populations principales et les populations plus fragiles ;
  • conserver, gérer, créer ses habitats aquatiques et terrestres, y compris en adaptant les aménagements urbains en sa faveur ;
  • améliorer sa prise en compte dans les politiques publiques et projets d’aménagements, ainsi que par les propriétaires de sites ;
  • améliorer les connaissances sur l’écologie et la génétique des populations ;
  • sensibiliser et former les professionnels, les propriétaires de sites, les politiques et le grand public.

Il s’articule autour de 4 axes :

  • Animation
  • Connaissance (évaluer les populations, améliorer les connaissances sur les habitats…)
  • Gestion et conservation (maintenir un nombre d’habitats favorables, améliorer le réseau d’aires protégées…)
  • Communication et sensibilisation (sensibiliser les professionnels et le grand public…)

La coordination nationale et régionale de ces actions permet de structurer les initiatives en faveur de l’espèce afin de renforcer leur efficacité à long terme.

Les acteurs impliqués

La DREAL Grand Est coordonne l’animation des PNA dans la région. Pour le crapaud vert, elle pilote à la fois l’animation du PNA au niveau France et l’animation de la mise en oeuvre du PNA dans la région Grand Est.

L’animation du PNA au niveau national est réalisée par l’association BUFO, qui est de ce fait en relation avec les acteurs de la mise en oeuvre du plan dans les autres régions de France.

L’animation de la mise en oeuvre du PNA au niveau régional mobilise plusieurs structures, dont notamment l’association BUFO pour l’Alsace et l’association Hyla pour la Lorraine.

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Actualisation de la Liste rouge des reptiles et amphibiens de France hexagonale

Le Comité français de l’UICN et PatriNat (OFB, MNHN, CNRS, IRD), en collaboration avec la Société herpétologique de France (SHF), viennent de publier une nouvelle évaluation de la Liste rouge des reptiles et amphibiens de France hexagonale. Elle actualise les précédents états des lieux réalisés en 2008 et 2015.

La Liste rouge est un outil de référence qui permet d’évaluer, selon une méthode scientifique établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le risque de disparition des espèces à une échelle géographique donnée. Elle attribue des catégories allant de « Préoccupation mineure » à « En danger critique », en passant notamment par « Quasi menacée » et « Vulnérable ». L’évaluation croise les meilleures connaissances disponibles sur la répartition, les effectifs, leur évolution et les menaces. Elle permet de suivre la trajectoire de toutes les espèces d’un groupe dans le temps et d’identifier les priorités de conservation.

Les chiffres clés sur les amphibiens 

  • Sur les 37 espèces d’amphibiens, 7 d’entre elles sont menacées de disparition, ce qui représente 19% des espèces.
  • En incluant les espèces quasi menacées, plus d’un amphibien sur deux pourrait être menacé à terme.
  • Au-delà des catégories de menace, l’évolution générale des populations est préoccupante : 70% des espèces évaluées d’amphibiens voient leurs populations diminuer.
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Par ailleurs, la situation ne montre aucune amélioration véritable depuis la précédente évaluation de 2015. Les progrès réalisés dans la connaissance des espèces, grâce aux inventaires naturalistes, aux suivis participatifs, aux Plans nationaux d’actions et aux programmes de suivi comme POPAmphibien, ont permis d’améliorer les connaissances pour avoir une meilleure compréhension du risque de disparition et l’évolution de la catégorie de menace de 12 taxons.

La nouveauté de cette liste rouge réévaluée est aussi de mieux distinguer ce qui relève d’une amélioration des connaissances et ce qui traduit une réelle dégradation.

Les causes du déclin

La dégradation et la perte des habitats sont liées à la gestion défavorable des écosystèmes ainsi que l’accentuation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes liées au changement climatique (sécheresses, températures extrêmes…) sont parmi les principales menaces qui affectent le plus grand nombre de reptiles terrestres et d’amphibiens.

D’autres grandes menaces comme les aménagements urbains qui détruisent des espaces naturels favorables aux espèces, les collisions routières et l’introduction d’espèces exotiques envahissantes sont à l’origine d’un risque élevé de disparition pour les amphibiens.

De façon générale, l’intensité des menaces est liée aux faibles capacités de déplacement, de dispersion et de reconquête des milieux de l’herpétofaune, rendant des espèces d’autant plus vulnérables à toute dégradation de leurs habitats, même localisée. A cela s’ajoute la double dépendance des amphibiens aux milieux aquatiques et terrestres : les menaces de ces deux milieux se cumulent et augmentent les risques lors des migrations inter-milieux (sensibilité aux écrasements, aux cloisonnements, aux infrastructures). 

En savoir plus

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Retour sur le 18e séminaire Ramsar

Ce rendez-vous réunit chaque année les acteurs des sites et des villes Ramsar de France, ainsi que l’ensemble des structures engagées, aux niveaux national et international, dans la préservation, la gestion et la valorisation des zones humides. Le Pôle-relais mares et vallées alluviales était présent pour représenter le Centre de ressources milieux humides à La Rochelle.

Le Marais poitevin

Principale zone humide de la façade atlantique, le Marais poitevin est un ancien golfe marin aménagé par les hommes depuis le Moyen Âge. Il présente aujourd’hui une grande richesse écologique.

Inscrit sur la liste Ramsar en 2023 pour 69 034 hectares, le Marais poitevin est composé d’une diversité de milieux répartis dans trois grandes entités géographiques entre littoral, marais desséchés et marais mouillés. Sa situation géographique lui confère un rôle stratégique dans la migration de nombreuses espèces d’oiseaux qui trouvent repos et nourriture, en particulier dans la Baie de l’Aiguillon.

L’élevage pour préserver et valoriser les zones humides

Pour l’année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, cette édition du séminaire Ramsar s’est inscrite autour du thème : « L’élevage pour préserver et valoriser les zones humides ». Avec ses 33 000 hectares de prairies naturelles dans la zone humide du Marais poitevin, l’élevage y tient une place essentielle.

Au programme lors des ateliers, témoignages, et visites circuits : échanges sur les multiples bénéfices de l’élevage extensif en zone humide autour des thématiques « Élevage et paysage », « Élevage et biodiversité », « Élevage, économie et innovation ».

Lors du deuxième jour, le Pôle-relais a notamment pu découvrir les paysages emblématiques du Marais poitevin à travers le parcours “Elevage et paysage”, au fil d’une visite en barque des Marais de la Garette. Au départ de la scierie de la Garette, le parcours a permis de croiser le dernier exploitant forestier par voie d’eau, et son train de bois constitué de grumes de peupliers. La balade s’est poursuivie avec le transport de vaches maraîchines en chaland bétaillère vers les prairies du marais mouillé pour leur mise à l’herbe. La journée s’est terminée par la visite de l’ancienne laiterie du village de Coulon réhabilitée en brasserie.

La dernière matinée du séminaire a été consacrée à l’actualités nationales des zones humides, où le Plan d’Actions Mares a notamment été cité comme une réussite du dernier Plan National Milieux Humides, avant d’assister à la table ronde : « Comment soutenir l’élevage en zone humide ? ».

Ces rencontres ont été l’occasion, pour les 300 participants de favoriser les échanges d’expériences et les réflexions collectives autour de l’élevage en zone humide, et ses multiples bénéfices en faveur de la biodiversité, des paysages et de l’économie.

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40 ans de ratification de la convention Ramsar

L’édition 2026 était aussi l’occasion de célébrer les 40 ans de la ratification de la convention sur les zones humides par la France en 1986 et du label Ramsar qui compte aujourd’hui 58 sites Ramsar français et 9 villes des zones humides, avec la labellisation du dernier site des Tourbières et lacs du Cézallier et de l’Artense dont le label leur a été remis à cette occasion.

Appel de Ramsar France

Frédérique Tuffnel, présidente de Ramsar France, a profité de ce rendez-vous pour lancer un appel à préserver les zones humides, adressé aux candidats à l’élection présidentielle. L’appel est ouvert à signature.