Des recherches géoarchéologiques menées dans le cadre du projet AHRC Living with Monuments ont étudié le bassin supérieur de la rivière Kennet, dans le paysage d’Avebury. Elles montrent qu’une érosion très lente des sols de la plaine alluviale s’est produite durant l’Holocène ancien et moyen (c. 9500–1000 BC), avec des dépôts sédimentaires limités dans un paléo-chenal reliant plusieurs bassins d’eau. À l’époque de la construction des monuments néolithiques (4e–3e millénaires BC), la rivière était large et peu profonde.
Entre 4000 et 1000 BC, l’érosion d’origine humaine contribue faiblement et localement à la sédimentation, indiquant l’absence de déforestations importantes liées à l’agriculture ou à la construction monumentale. L’impact anthropique reste donc limité jusqu’aux âges du Bronze et du Fer, avec une dominance des pâturages. Le paysage néolithique correspondait à de vastes espaces ouverts, favorables et ponctués de blocs de sarsen visibles.
À partir de l’âge du Bronze, les dépôts alluviaux liés aux activités humaines deviennent dominants, traduisant une perturbation croissante des sols du bassin versant. Cette dynamique se poursuit durant les périodes romaine, médiévale et postmédiévale, avec un dépôt continu d’alluvions dans la plaine alluviale et l’évolution vers un chenal unique à faible débit.
- Genre de document : Article
- Type de document : Document électronique
- Auteurs principaux : CHARLES FRENCH, CHRIS CAREY, MICHAEL J. ALLEN, PHILIP TOMS, JAMIE WOOD, PHILIPPE DE SMEDT, NICHOLAS CRABB, ROB SCAIFE, MARK GILLINGS, JOSHUA POLLARD
- Editeur : Proceedings of the Prehistoric Society
- Année de publication : 2024