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Des solutions fondées sur la nature pour s’adapter au changement climatique

Cette année  le  rapport  de l’ONERC se consacre aux solutions fondées sur la nature pour l’adaptation au changement climatique.

L’objectif  général de ce rapport  est  de  donner aux parlementaires, aux décideurs publics et privés, aux gestionnaires  de politiques  publiques  et  de projets les moyens  d’initier,  de mettre en œuvre, ou de renforcer des stratégies, des plans, des projets d’adaptation au changement climatique en France métropolitaine et d’outre-mer.

Cet objectif s’articule autour de 3 axes :

  • dresser un état des lieux des connaissances et des savoir-faire français sur les solutions fondées sur la nature mobilisées pour s’adapter au changement climatique ;
  • faire émerger les perceptions et les pratiques d’un large panel de parties prenantes  vis-à-vis cette notion émergente;
  • illustrer par des exemples  de projets concrets en France et à l’étranger.

 

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Des solutions fondées sur la nature pour s’adapter au changement climatique

Avec 10% de la biodiversité mondiale, la France fait partie des dix pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées, principalement en raison des
pressions exercées par les activités humaines. Face à ces pressions, le changement climatique agit comme un catalyseur venant accentuer leurs impacts. Malgré
les efforts menés pour préserver la nature à travers ladoption de politiques ambitieuses de conservation, de gestion durable et de restauration des écosystèmes,
la biodiversité française métropolitaine et outre-mer est déjà impactée par le changement climatique et continuera de lêtre pendant encore plusieurs décennies
étant donné linertie du système climatique.(…)

Vers un 2eme plan d’adaptation au changement climatique pour la France enjeux et recommandations

Cet ouvrage rassemble les recommandations issues de la concertation nationale pour un deuxième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC). Celle-ci s’est largement appuyée sur les évaluations du premier PNACC 2011-2015 permettant d’avoir un retour d’expériences d’un cycle complet de politique publique. Selon l’ONERC, cette situation fait de la France un des pays les plus avancés en matière de planification de l’adaptation au changement climatique. La concertation a également bénéficié d’une prise de conscience renforcée, en grande partie grâce à l’accord de Paris qui met en avant, dans son article 7, la nécessité d’un engagement accru en matière d’adaptation.

Adaptation au changement climatique

Dans son 5e rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rappelle que les effets du réchauffement climatique déjà constatés continueront de se manifester pendant plusieurs décennies en raison de l’inertie du système climatique, et ce même lorsque les émissions de gaz à effet de serre auront été significativement réduites. Aussi, l’intérêt pour les questions d’adaptation à l’échelle mondiale, européenne, nationale et locale ne cesse de croître au fil des années. Au vu des constats scientifiques diffusés parle GIEC depuis plus de vingt-cinq ans, les négociations climatiques mondiales se sont emparées du sujet au travers de la Convention-cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CCNUCC). Le programme de travail de Nairobi adopté en 2006, suivi en 2010 par le cadre de Cancún pour l’adaptation sont deux des matérialisations de cet intérêt grandissant. Les travaux, au niveau scientifique comme au niveau diplomatique, ont conduit à réserver une place significative à l’adaptation dans l’Accord de Paris adopté en décembre 2015 lors de la COP 21.En élaborant sa stratégie d’adaptation dès 2006, la France a fait partie des pionniers au niveau européen. l’adoption en 2013 de la stratégie européenne d’adaptation a donné une impulsion supplémentaire de grande échelle. La plupart des États de l’Union européenne se sont aujourd’hui dotés de politiques publiques d’adaptation au changement climatique.

Le littoral dans le contexte du changement climatique

Ce rapport décrit les premiers signes du changement climatique perçus le long du littoral. En s’appuyant sur les connaissances scientifiques les plus récentes, et notamment celles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il dresse le panorama des changements attendus au cours des prochaines décennies et de leurs impacts potentiels.

L’arbre et la forêt à l’épreuve d’un climat qui change

A la lumière des derniers développements scientifiques, le présent rapport éclaire les différents aspects des impacts du changement climatique pour l’arbre et la forêt, en s’attachant à identifier des pistes d’action éprouvées. A la fin de cette étude et grâce à des scientifiques, « une balade en forêt en 2050 » propose de se projeter dans la forêt de Tronçais, (chênaie domaniale de 10 600 hectares, située dans l’Allier), un exercice de prospective qui pourrait illustrer le résultat des bonnes décision. Un point de vue idéal dans un monde qui serait devenu écocitoyen.

Les outre-mer face au défi du changement climatique

Les Outre-mer français sont riches d’une grande diversité géographique, biologique, culturelle et économique mais une partie de ces richesses est menacée par le changement climatique. En effet, les caractéristiques de ces territoires leur confèrent une sensibilité spécifique aux facteurs environnementaux Ce rapport dresse un panorama global, quoique non exhaustif, des enjeux de l’adaptation au changement climatique outre-mer (La Réunion, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Furtuna, la Polynésie française). Il cherche à éclairer les atouts et les faiblesses des dynamiques actuelles, à distinguer les bonnes pratiques et à faire émerger les actions d’adaptation qui pourraient être mises en œoeuvre à court terme. Les secteurs les plus particulièrement concernés outre-mer sont ceux de la pêche, du secteur agricole, des forêts, du littoral (érosion côtière, submersions, inondations, mouvements de terrain, salinisation…) et des mangroves. Les impacts du changement climatique sur la santé y sont également étudiés (extension potentielle du chikungunya, de la fièvre jaune, de la dengue, du paludisme et du virus du Nil occidental…).

Villes et adaptation au changement climatique

L’adaptation des villes au changement climatique se met en place dans le cadre de Plans climat énergie territoriaux et/ou d’Agendas 21 locaux.
Les analyses présentées ici portent sur : Béthune, les communautés urbaines de Bordeaux et de Dunkerque, l’agglomération de Grenoble, le Grand Lyon, Paris, la communauté d’agglomération du centre de la Martinique, Mulhouse Alsace agglomération, Nanterre, Nantes Métropole, la communauté urbaine de Poitiers, le Port (La Réunion), Rennes, Rouen.
Les plans d’adaptation au changement climatique à l’étranger sont également abordés (Chicago, Londres, Rotterdam, Toronto…).
Cette mise en perspective des actions en cours est accompagnée d’un panorama de la recherche française sur la ville face à l’enjeu climatique. Une excellente synthèse des actions en cours, précisément documentée.

Changement climatique

Le changement climatique est aujourd’hui une réalité et ses conséquences seront sensibles dans notre environnement et nos modes de vie. Définir et évaluer les effets auxquels les acteurs devront faire face permet d’envisager les mesures d’adaptation les plus appropriées. L’une des spécificités des travaux présentés dans cet ouvrage réside dans le fait qu’il est, pour l’essentiel, accompli par les administrations concernées avec la collaboration d’organismes de recherche et d’acteurs privés. Le parti pris a été d’introduire des évaluations sectorielles aux horizons 2030, 2050 et 2100, sans agrégation de résultats et en l’absence d’une prospective socio-économique de long terme régionalisée et par secteur sur la France, à économie constante. Ce troisième rapport de l’ONERC présente les principaux résultats issus de ce groupe de travail, dans les domaines de l’eau, l’agriculture, la biodiversité, la forêt, la santé, l’énergie, le tourisme, les risques naturels et les assurances, les infrastructures de transport, complétés par une analyse de la problématique territoriale.

Stratégie nationale d’adaptation au changement climatique

La stratégie nationale d’adaptation exprime le point de vue de l’Etat sur la manière d’aborder la question de l’adaptation au changement climatique. Il s’agit, d’ores et déjà, de préparer le territoire à affronter les boulever-sements nés d’une dérive climatique planétaire qui affecteront aussi bien les modes de vie des français que l’ensemble des secteurs.Si les efforts de la communauté internationale visant à limiter la forte croissance des émissions de gaz à effet de serre méritent d’être encouragés et renforcés, il faut se préparer dés à présent à vivre dans un climat modifié.Cette stratégie nationale d’adaptation a été élaborée dans le cadre d’une large concertation, menée par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, impliquant les différents secteurs d’activités et la société civile sous la responsabilité du Délégué Interministériel’au Développement Durable. Elle a été validée par le Comité interministériel pour le développement durable réuni le 13 novembre 2006 par le Premier ministre. Quatre grandes finalités sont identifiées dans cette démarche face au changement climatique :
• Sécurité et santé publique.
• Aspects sociaux : les inégalités devant le risque.
• Limiter les coûts, tirer parti des avantages.
• Préserver le patrimoine naturel. Quelques pistes d’action sont proposées, comme préalables à L’élaboration future d’un plan national d’adaptation, qui déclinera un ensemble de mesures précises à prendre aux différents niveaux de décision. L’ONERC a souhaité la publication de ce document pour répondre à l’impératif de vulgarisation et de diffusion de l’information vers le grand public sur un sujet complexe, dont l’appropriation par le plus grand nombre conditionne largement la réussite des stratégies de lutte contre le changement climatique

Les zones humides. Rapport d’évaluation.

Après un état des lieux trentenaire, cette évaluation analyse les répercussions des politiques publiques sur ces zones et les logiques d’action qui guident les partenaires publics et privés. Elle propose les éléments d’une stratégie entièrement nouvelle et un programme interministériel offensif de recherche, de suivi et d’action.

Pour que l’eau vive trois années de conservation et de décisions sur la gestion de l’eau en France

Indispensables mais fragiles, les milieux naturels aquatiques et les zones humides souffrent des excès de l’homme, même corrigés, et la qualité des eaux se dégrade : ces quatre années de secheresse nous le montrent. Chercher à rendre chacun plus proche de l’eau, en faire redécouvrir les dimensions culturelles symboliques et la valeur, développer les structures de solidarité nées de l’interdépendance des acteurs, usagers et utilisateurs sur un bassin versant, associer toutes les parties prenantes et, en particulier, les consommateurs, à la gestion, allier concertation et pouvoirs de l’administration, tels sont, pour le Ministère de l’Environnement, les axes de la politique de gestion de l’eau pour les usages actuels et la préservation du long terme. résumé par les auteurs.