A Irstea, institut de recherche finalisée investi dans l’appui aux politiques publiques, nos travaux fournissent, de longue date, des outils et méthodes pour accompagner les acteurs du territoire dans la gestion de l’eau, des forêts, des risques naturels, de l’agriculture et globalement de la qualité environnementale et construire un monde durable. Àl’occasion de la COP21 mais aussi et surtout des années futures, 55 pistes d’actions concrètes pour répondre aux enjeux du changement climatique et du changement globa lont été rassemblées dans cet ouvrage.
Voir en ligne sur le site side.developpement-durable.gouv.fr
Piloté par Irstea, organisme de recherche finalisée, disposant de compétences solides dans les disciplines scientifiques et domaines des sciences de l’ingénieur qui sont supports de la GEMAPI, ce numéro spécial de la revue Sciences Eaux & Territoires propose des pistes pour accompagner les collectivités sur les questions de gouvernance, d’ingénierie et de gestion induites par les nouvelles missions de la GEMAPI.
Les zones humides, et en particulier leur sol, sont de véritables puits de carbone, contribuant ainsi activement à la régulation du climat. Dans quelles mesures des actions de gestion peuvent augmenter la séquestration du carbone par les zones humides ? Et dans quelles proportions ? Dans cette étude, les scientifiques ont démontré la pertinence d’un modèle détats-transitions, qui combiné à une méthode rapide et simple d’estimation des stocks de carbone dans les différents compartiments des écosystèmes, a permis de suivre la dynamique des stocks de carbone en fonction des pratiques de gestion des zones humides. Cette approche pourrait être appliquée dans le cadre de la séquence «?Éviter, Réduire, Compenser » lors de projets d’aménagement du territoire.
Pour se protéger des crues en montagne, les hommes ont transformé et artificialisé les cours d’eau, avec comme conséquence une perte en surface dhabitats pour la biodiversité.
Ainsi, les populations de petite massette (Typha minima Hoppe), plante des berges des cours d’eau, ont régressé de 85 % en un siècle dans les Alpes ! aujourd’hui, la législation est plus attentive à la préservation de la biodiversité dans le cadre de projets d’aménagement et elle rend obligatoire un certain nombre de mesures permettant de compenser les impacts sur les écosystèmes.
Pour les aménageurs du territoire, la restauration de populations de T. minima pose cependant des questions auxquelles cet article apporte des éléments de réponses.
La Trame verte et bleue, un des engagements phares du Grenelle de l’Environnement, vise à maintenir et à reconstituer un réseau sur le territoire national pour assurer la survie des espèces et faciliter leur adaptation au changement climatique. Mis en oeuvre aux échelles nationale, régionale et locale, ce dispositif repose sur le principe des continuités écologiques dites d’importance nationale que chaque région doit prendre en compte dans l’élaboration de son schéma régional de cohérence écologique. Après un état des lieux des démarches et des méthodes de prise en compte de ces enjeux de cohérence nationale dans la construction des trames régionales, cet article nous présente un bilan critique et des suggestions d’amélioration.
Zones humides. Ni vraiment terre, ni vraiment eau, insalubres, considérées comme des lieux magiques voire diaboliques, les zones humides ont été souvent perçues comme des sortes de «?no mans land?» peu propices au développement de l’Homme et de ses activités. c’est pourquoi, toute au long des siècles passés, l’Homme s’est obstiné à les rendre vivables et cultivables sans penser à la richesse de leur biodiversité et à leur apport au fonctionnement de notre environnement.
Désormais, les zones humides sont reconnues et protégées, elles ont même leur convention internationale dédiée depuis 1971 (Convention de Ramsar http://www.ramsar.org/). On préserve, on réhabilite, on restaure, on compense pour que ces zones, dont lutilité n’est plus à démontrer, demeurent actives à nous rendre les services tant écologiques (préservation de biodiversité, réduction des impacts du changement climatique, régulation des inondations, épuration de l’eau) qu’économiques (tourisme, développement économique territorial
).
Le travail de préservation et de restauration savère complexe, tant au niveau technique et scientifique quorganisationnel et financier, et exige des compétences multiples, engageant de nombreux acteurs au niveau local. De plus, ces travaux se conçoivent sur des périodes de temps longues, ce que la gestion territoriale a parfois du mal à intégrer. La difficulté de l’évaluation de ces opérations de préservation est également un point de vigilance important. En effet, la définition d’indicateurs scientifiquement et techniquement validés et fiables, acceptés et acceptables sur le terrain est un enjeu majeur dans la réussite des projets de préservation et de réhabilitation.
En prévision de la journée mondiale des zones humides, événement qui célèbrera en 2018 les quarante ans de la convention de Ramsar le 2 février prochain, ce nouveau numéro
de la revue Sciences Eaux & Territoires nous donne à voir quelques exemples de restauration et de préservation de zones humides, en les replaçant dans un contexte historique et juridique, utile à la compréhension de leurs intérêts et de leur utilité pour l’Homme.
Les dispositifs enherbés placés dans les zones humides ripariennes permettent linterception et la rétention de polluants agricoles, comme le phosphore apporté par l’érosion des parcelles agricoles situées en amont. Cependant, laccumulation de phosphore dans ces zones présente un risque pour les masses d’eaux superficielles, puisque, comme le montrent les résultats de cette étude, les zones humides sont des bioréacteurs capables de convertir le phosphore particulaire en phosphore dissous. Avec le temps, les zones humides ripariennes peuvent donc passer du statut de puits de phosphore particulaire à celui de sources de phosphore dissous, plus mobile et plus biodisponible.
La loi Grenelle 2 de 2010 et son décret d’application de 2011 ont profondément réformé le cadre de l’étude d’impact en imposant une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les projets d’aménagement du territoire. Sur le terrain, quels effets ont eu ces politiques publiques sur les pratiques des aménageurs ? Et dans quelles mesures ont-elles permis une meilleure considération de la biodiversité ?
En s’appuyant sur l’analyse de quarante-deux études d’impacts réalisées de 2006 à 2016, les auteurs de cette étude dressent un premier constat.
Les politiques de préservation de la biodiversité ont un impact socioéconomique potentiel important, et pas seulement parce qu’elles imposent des restrictions aux activités économiques.
À travers le cas emblématique de la compensation écologique et à partir d’études de cas réalisées en Isère, cet article nous montre par quels canaux et en quoi les politiques de biodiversité peuvent stimuler l’emploi local et avoir un impact positif sur l’économie du territoire, en insistant sur la nécessité d’une coordination efficace des différentes politiques et d’un dialogue réel entre les acteurs impactés.
Limiter autant que possible les impacts sur les milieux humides est une obligation pour tout projet d’aménagement devant faire l’objet d’une autorisation.
En cas d’impacts résiduels négatifs significatifs, des mesures compensatoires permettant de rétablir la qualité environnementale de la zone impactée à un niveau au moins équivalent à son état initial doivent être menées sur d’autres zones dégradées.
À travers l’exemple de la région de Grenoble, en pleine expansion urbaine, cet article propose d’analyser plusieurs méthodes innovantes de mise en œuvre de politiques de compensation écologique en utilisant une approche plus intégrée et adaptée aux besoins du territoire.
En s’appuyant sur la littérature et sur lanalyse d’une vingtaine de sites, cet article s’intéresse ici à l’amélioration des méthodes de dimensionnement des ouvrages de génie végétal en berges de cours d’eau par une approche empirique.
Cet article présente une démarche originale qui démontre comment la modélisation de réseaux écologiques savère être un outil de diagnostic efficace pour comprendre les enjeux de la connectivité ainsi qu’un outil de prospective pour orienter sur le long terme les politiques d’aménagement du territoire.
Cet article présente l’intérêt de la boîte à outils Nutting pour estimer les flux et la rétention de ces substances au sein des bassins versants et du réseau hydrographique. Après avoir présenté la démarche de modélisation, il montre comment le modèle est utilisé, quelles données d’entrée sont nécessaires, et quelles possibilités, limites et perspectives offrent la boîte à outils Nutting aux acteurs de la gestion de l’eau.
Les écosystèmes des zones humides sont d’une richesse remarquable et d’une grande utilité pour l’Homme. Identifier et quantifier les services rendus par ces milieux fragiles, complexes et souvent menacés est donc essentiel pour sensibiliser les acteurs du territoire à la conservation de ces espaces. Cet article présente la conception d’un outil d’évaluation ayant permis de relier les habitats et les services écosystémiques des zones humides du Parc naturel régional ScarpeEscaut, grâce à une concertation entre chercheurs, experts, gestionnaires et usagers du territoire.
Face aux impacts résiduels d’un projet d’aménagement, les mesures compensatoires doivent permettre de rétablir la qualité et la biodiversité des milieux naturels impactés à un niveau au moins équivalent de l’état initial. Véritable défi technique et organisationnel, la conception et la mise en œuvre de ces mesures nécessitent d’évaluer l’équivalence écologique en mettant en miroir les pertes engendrées par les projets et les gains attendus des mesures compensatoires, pour les intégrer ensuite dans le territoire aménagé.
Cet article présente ici une méthode spécifique et novatrice appliquée dans le cadre du projet de contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier.
Bibliogr. et webliogr. p. 215-217. Glossaire
À travers l’analyse de l’intégration du concept de services écosystémiques dans L’élaboration du schéma départemental des espaces naturels sensibles de lIsère, les auteurs explorent ici ses apports potentiels au dialogue territorial pour renouveler l’aménagement du territoire.
Les compensations d’impacts sur la biodiversité reposent sur une équivalence écologique entre les pertes dues aux projets d’aménagements et les gains attendus par les mesures compensatoires.
À partir de l’analyse de 85 dossiers de dérogations à la destruction d’espèces protégées, les auteurs ont identifié plusieurs limites dans l’évaluation courante des mesures compensatoires. Sur la base de leurs observations, ils nous proposent des améliorations, tant au niveau scientifique qu’à celui des moyens de gouvernance.