STOP aux idées reçues sur la gestion des espaces naturels

Certaines idées reçues ont la vie dure et, sur le terrain, les professionnels de la gestion despaces naturels ont régulièrement à faire de la pédagogie sur leur métier, les intérêts que présente la biodiversité, les enjeux de la préservation de tel ou tel milieu naturel.
Cette publication est structurée autour des idées reçues auxquelles les gestionnaires sont régulièrement confrontés. Regroupées par grands chapitres, elles sont accompagnées d’un argumentaire simple et précis pour vous aider à y répondre. Sans prétendre à l’exhaustivité, le document fait la part belle aux exemples, aux données chiffrées et aux anecdotes susceptibles de susciter l’intérêt et convaincre.

Les prairies humide de fauche

Joyaux de notre patrimoine, les prairies humides de fauche font depuis longtemps l’objet de préoccupations environnementales, incitant à adapter les pratiques agricoles, principalement en système alluvial. La compréhension de leur fonctionnement a évolué, le recul face aux premières expériences traitées permet aujourd’hui une approche plus fine qui associe de manière plus harmonieuse les préoccupations liées au système d’exploitation des entreprises agricoles et les besoins de sauvegarde de la biodiversité. Si cette analyse s’appuie beaucoup sur les expériences menées en vallées alluviales, elle peut se généraliser à d’autres types de prairies de fauche humides sur lesquels le travail reste à faire.

Ce cahier technique propose une approche croisée, agricole et environnementale, basée sur des expériences de terrains, enrichie par trente années d’analyse de quelques gestionnaires et chercheurs. Il s’adresse avant tout aux techniciens en prise avec l’exploitation des prairies humides.

Forêts et fourrés humides à marécageux

Parmi les zones humides hors systèmes alluviaux, les boisements marécageux sont méconnus et, de ce fait, identifiés comme des milieux d’intérêt médiocre. Tout lenjeu de ce document est ainsi de redonner ses lettres de noblesse à ces boisements aux sols gorgés d’eau, apporter une autre perception de leur richesse patrimoniale, de leurs qualités esthétiques et culturelles ou encore des services qu’ils rendent à la société en tant que précieuses zones humides.
Les milieux traités dans ce document sont des formations boisées ou des fourrés de ligneux établis sur des terrains humides au sens de la loi sur l’eau (Cf. circulaire ministérielle du 1/10/2009) et ne présentant pas un fonctionnement alluvial typique. Ils peuvent sobserver sous forme de bois isolés particulièrement en basse altitude ou sinsérer au sein de milieux forestiers de toute nature jusque dans létage subalpin. Dans les deux cas ce sont des maillons précieux de la trame verte et bleue.

Continuité et dynamique du cours d’eau en faveur de la biodiversité

Les continuités écologiques sont au cour des préoccupations environnementales, avec le développement de nouvelles politiques sur la trame verte et bleue et une prise en compte dans les documents de planification. Nous voulions rassembler dans cet ouvrage expériences et analyses qui préoccupent les gestionnaires de cours d’eau et de leurs abords. CNR et EDF se sont fortement impliqués dans la réflexion, ainsi que divers opérateurs autour de l’association Rivière Rhône-Alpes.

Ce cahier technique s’appuie sur des retours d’expériences et apporte à chacun les moyens de faire mieux en matière de préservation et de gestion des fonctionnalités des cours d’eau. Il était nécessaire d’apporter non seulement une perception du cours d’eau qui dépasse sa simple dimension longitudinale, mettant en évidence son espace de bon fonctionnement et l’importance des moindres touches de nature, mais aussi de montrer la prise en compte de la biodiversité, effective à différentes échelles, à travers des retours d’expériences.

Susciter des initiatives au sein des territoires

C’est autour de la prise en compte de la biodiversité dans les projets de territoire que se sont articulés les débats de ces 4e rencontres des acteurs pour la biodiversité du fleuve Rhône, organisées par le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) Rhône-Alpes à Montélimar les 4 et 5 décembre 2013.

Les zones humides d’intérêt écologique du fleuve Rhône

Depuis 15 ans et suite aux importantes crues et inondations de ces dernières années, plusieurs programmes sont consacrés à la fonction écologique du Rhône – Plan d’action Rhône de 1992, Programme Décennal de Restauration Hydraulique et Ecologique… et de ses affluents – plan Durance, plan Vidourle…. Mais il manquait un programme d’ensemble sur le fleuve avec un contenu dépassant les problématiques environnementales. De là est né le Plan Rhône avec comme ambition de coordonner et dinscrire les actions autour du fleuve dans un projet global de développement durable.

Seconde journée d’échanges techniques entre les gestionnaires d’espaces naturels de Rhône-Alpes.

Ce document est le compte rendu de la seconde journée d’échanges techniques entre les gestionnaires d’espaces naturels de Rhône-Alpes, qui s’est tenu le 14 novembre 2000 à Aillon-le-Jeune, dans le Parc naturel régional des Bauges : les travaux de plusieurs ateliers sont présentés sur le thème général de la mise en place de protocole de suivi. Liste des ateliers : 1) mise en place de suivis sur les milieux alluviaux ; 2) mise en place de suivis sur les milieux prairiaux ; 3) mise en place de suivis sur des milieux humides (analyse de la colonisation par la végétation et par les invertébrés d’une roselière intérieure inondée par décapage ; analyse de l’impact du pâturage ovin sur une espèce artico-alpine : la Tofieldie boréale ; mise en place sur plusieurs sites régionaux d’un protocole de suivi des papillons remarquables de marais et tourbières en lien avec la gestion pratiquée) 4) mise en place de suivis d’espèces animales ou végétales. est organisé suivant le même plan : objectif du suivi mis en place ; les objets qui sont suivis ; outils et méthodes de collecte des données ; La gestion et l’exploitation des données ; les coûts engagés ; l’efficacité du suivi mis en place.

La gestion des milieux naturels de Rhône-Alpes marais et Tourbières

Classeur comprenant des fiches sur la gestion des milieux naturels (marais et tourbières) en Rhône-Alpes : concevoir la gestion des marais et tourbières pour préserver la biodiversité ; la restauration mécanique en marais et tourbières (technique de maintien et de restauration d’habitats menacés); la fauche en marais et tourbières (technique de maintien et de restauration d’habitats menacés); la gestion et le suivi des papillons remarquables de marais et de tourbières (techniques de préservation d’espèces menacées); la prise en compte des libellules dans la gestion des marais et tourbières (technique de maintien et de restauration d’habitats menacés) l’aménagement de sites de reproduction pour les batraciens; comment gérer et maîtriser la fréquentation en marais et tourbières ? ; que faire des matériaux issus des travaux ?

L’aménagement de sites de reproduction pour les batraciens

La gestion des espaces naturels remarquables et des espèces met en oeuvre une panoplie de technique dont le champ d’action s’applique sur une gamme plus ou moins large de milieux naturels et d’espèces. L’aménagement de sites de reproduction pour les batraciens constitue un des moyens de gestion mis en oeuvre sur Rhône-Alpes. Dans ce document, le groupe des batraciens est plus particulièrement ciblé mais de tels aménagements contribuent à favoriser d’autres espèces. Les différents points abordés sont : La définition des objectifs en fonction des espèces considérées ; la configuration des habitats nécessaires à la reproduction ; la configuration du site de reproduction ; l’entretien des mares. Quelques expériences menées en Rhône-Alpes sont présentées en fin d’ouvrage.

La fauche en marais

La fauche constitue un des moyens de gestion qui peuvent s’ppliquer dans les zones de marais. Cette fiche s’appuie sur les expèriences existantes en Rhône-Alpes, étayées d’informations complémentaires prises sur un territoire plus large. Elle fixe les orientations, les avantages et les limites de la technique, applicable sur un périmètre biogéographique allant des Pré alpes à la bordure Est du Massif Central, principalement à l’étage collinéen et plus ou moins adaptable à la moyenne montagne. Les différents points abordés sont : Les enjeux ( habitats et espèces concernés ; les objectifs à définir au préalable ; les effet d’une gestion par la fauche ; le matériel utilisé ; la mise en œoeuvre de l’opération de fauche ; les coûts d’une opération de fauche ; des blanches à valoriser ; Restauration et entretien, deux phases successives.

Le pâturage extensif en marais

Le pâturage extensif constitue un des moyens de gestion qui peuvent s’appliquer dans les zones de marais. Cette fiche s’appuie sur les expériences existantes en Rhône-Alpes, étayées d’informations complémentaires prises sur un territoire plus large. Elle fixe les orientations, les avantages et les limites de la technique, applicable sur un périmètre biogéographique allant des Préalpes à la bordure Est du Massif Central, principalement à l’étage collinéen et plus ou moins adaptable à la moyenne montagne. Les différentes étapes de la mise en oeuvre du pâturage extensif sont détaillées : Définir les objectifs de la gestion ; prévoir les effets du pâturage ; choisir les animaux les mieux adaptés ; savoir gérer son troupeau ; commercialiser les animaux ; les besoins en personnels ; Affiner la gestion par des actions complémentaires. En fin de guide, l’approche budgétaire , une bibliographie permettant d’approfondir le sujet et les principales expériences de pâturage extensifs en Rhône-Alpes sont présentés (Le marais de Lavours ; Le Marais de Vaux ; le Marais des Bidonnes)