Dans le cadre du plan d’investissement France 2030, le projet Hydrologie spatiale a été lancé pour exploiter la puissance des données spatiales au service de la gestion de l’eau. Il s’agit d’une initiative nationale portée conjointement par le CGDD (Commissariat général au développement durable / MTE) et le CNES, s’inscrivant parmi les actions opérationnelles du volet spatial.
Ce programme répond à l’ambition de développer des services hydrologiques basés sur les données satellitaires, en complément des données terrain, pour accompagner les politiques publiques, les acteurs de l’eau et les gestionnaires territoriaux. Les services attendus permettent notamment :
- le suivi des surfaces en eau et des volumes stockés dans les plans d’eau ;
- le suivi des qualités des eaux de surface particulières ;
- l’identification des parcelles agricoles irriguées ainsi que la dynamique du couvert végétal.
Plateformes de données et accès
Les produits et indicateurs issus de ce projet sont progressivement mis à disposition via des plateformes dédiées :
- Hydroscopia : plateforme web permettant d’explorer, visualiser et analyser des données hydrologiques issues de l’observation spatiale et adaptées à différents niveaux territoriaux ;
- Portail France 2030 – Hydrologie spatiale : permet d’accéder à l’ensemble des données produites par les services, de les télécharger et de les exploiter.
Une démarche de test et de co-construction avec les territoires
Afin de garantir que ces services répondent au mieux aux besoins opérationnels des acteurs territoriaux, l’ANEB anime une démarche d’échange avec les syndicats de bassin versant. Cette démarche se fonde sur plusieurs étapes :
- Information et montée en compétence : présentation des services disponibles, des objectifs du projet et des types de données accessibles.
- Tests exploratoires territorialisés : les acteurs testent les données sur leurs zones d’intervention pour mesurer leur utilité opérationnelle et leur complémentarité avec les données locales.
- Co-construction de cas d’usage : identification de besoins concrets, définition de cas d’usage spécifiques et échange d’expérience.
- Feedback et amélioration : collecte des retours d’usage, consolidation des enseignements et adaptation des services avant leur déploiement final.
Cette démarche est volontaire, progressive et s’appuie sur les retours des territoires pour guider les prochains développements.
Les enjeux pour les syndicats de bassin versant
Participer à ces phases de test permet aux syndicats de :
- se familiariser avec des données satellitaires adaptées aux besoins hydrologiques ;
- anticiper les outils de gestion innovative disponibles à horizon 2027 ;
- faire remonter leurs besoins spécifiques pour guider les évolutions des services.
L’enjeu est d’aboutir à des services réellement adaptés aux besoins opérationnels.
Perspectives et actions à venir
Dans les prochains mois, des réunions d’échange entre les porteurs du projet et les membres de l’ANEB seront programmées pour approfondir les retours, répondre aux questionnements et co-définir des cas d’usage concrets. Ces échanges seront structurés à partir des retours collectés auprès des syndicats.
